CHILDREN OF BODOM + EKTOMORF
17/01/06 - Lyon (Transbordeur)
Une grande foule se presse devant le Transbordeur. Il fait froid, il pleut, mais on est quand même là pour le passage des finlandais en France. Arrivé dans la salle, premier constat, concernant la " faune " présente : une moyenne d'âge entre 15 et 17 ans (voire même Papa ou Maman venu accompagner !), une foule de tee shirts C.O.B achetés au stand, une affolante affluence de tee shirts Slipknot, Korn (j'aperçois même un Linkin Park !) et autres marques de skateboard, révélant la jeunesse du public, et le stéréotype de l'adolescent " metalleux " : en somme, force est de constater que Children Of Bodom attire et s'ouvre aujourd'hui vers un public plus large et plus jeune. Une évolution commerciale, après tout comme pas mal d'autres groupes. Il est vrai qu'entre Hatebreeder (1999) et Are you Dead Yet (2005) réside une sacrée différence… One Man Army And the Undead Quartet (un thrash bruyant,pas très original,..) ouvre le bal, plutôt bien accueilli malgré un son très moyen. Suit Ektomorf et leur TrashCore à la Soulfly (mention spéciale au bassiste assurant le concert avec une jambe dans une atelle, assis sur un tabouret), qui arrive à bien faire bouger la fosse de jeunes metalleux (" ouais trop fort c'est bourrin "…). Personnellement, je suis dégouté de devoir me taper ces deux groupes en première partie (musicalement loin de C.O.B).
Il est 22h quand les lumières s'éteignent. Une énorme ovation fait trembler la salle. Intro surprenante (un mix de Twist And Shout). Alexi & Co. investit la scéne avec Living Dead Beat, morceau du dernier album qui apparaît parfait comme introduction. C'est parti pour plus d'une heure trente de show spectaculaire. Le grand jeu est sorti. On découvre au milieu de la scène, entre la batterie et le synthé, une voiture dont les phares font projecteurs, et sur laquelle Alexi se fera un plaisir de monter. Le light show est tout simplement superbe.
Le groupe enchaîne direct avec SixPounder. Henkka et Roope font les chœurs sur le refrain. Alexi, fidèle a lui-même, use et abuse de toutes les poses possibles et inimaginables avec ses ESP, court et saute partout tel un Angus Young version Metal. Il en fait énormément (voire trop), mais rien a dire, il joue carré, les solos sont rentrés parfaitement. Après quelques mots d'Alexi (fréquence : 2 ou 3 " fuckin' "/phrase), les gars balancent Silent Night Bodom Night, l'occasion d'admirer le duo Alexi/Janne sur le fameux passage : rapide, propre, rien a dire. Henkka et Roope se donnent également, arpentant la scène du Transbordeur de long en large. Une ovation accueille les premières notes de Hate Me, hurlé en chœur par le public. La température est très haute dans la salle. Les classiques sont appréciés. Suit We're Not Gonna Fall (in commercial metal ?), extrait du dernier album, qui passe plutôt bien le test du live. On passe ensuite à Angels Don't Kill, avec ce riff lent et lourd qui fait quand même remuer indéniablement la tête. Henkka s'aventure un peu devant la scène, au contact du public.
Les musiciens se retirent alors (on aperçoit Alexi prenant quelques gorgées de Jack Daniels), laissant Jaska derrière ses fûts. Un solo de batterie pas mauvais, mais loin d'être exceptionnel, ovationné par le Tranbordeur.
Les gars remontent sur scène ; Alexi fait applaudir encore Jaska, qui balance ses baguettes et attaque Bodom After Midnight (encore un refrain repris par le public). Au milieu du morceau, Jaska enchaîne, avec sa double pédale maîtrisée, l'intro de Bodom Beach Terror. Surprenant, mais bien pensé. On peut remarquer une similitude de rythme avec le morceau précédent, la transition est donc parfaite. Mais alors, le solo de Bodom After Midnight ? Ce serai dommage de couper ainsi le morceau : les bougres nous surprennent à nouveau en reprenant la fin du morceau, avec les solos et un dernier refrain, scandé a nouveau par le public : " Bodom, After Midinight Yeah Eh ! ".
C'est alors que Henkka nous adresse, à notre grand plaisir, quelques mots en français ! " Vous êtes fatigués ? Je compte jusqu'à trois : 1,2,3…NOOONN ! " hurle le Transbordeur, pas fatigué, mais déjà bien transpirant. Henkka nous présente le prochain morceau : Follow The Reaper : un excellent morceau, bonne surprise de la set list puisque rarement joué sur les tournées précédentes. Au premier rang, ça devient vraiment physique (j'ai encore mal au ventre à cause de la barrière !). Mention spéciale aux vigiles qui se sont appliqués à faire boire les premiers rangs, merci à eux. Devant la scène, les " slammers " tombent par grappes. La salle est en ébullition. Et Alexi en rajoute, haranguant la " fuckin' " foule.
Needled 24/7 ne baissera pas la tension, au contraire. Peut être était-ce par ce que j'étais tout devant, mais le son, surtout la voix, est par moment brouillon, empêchant d'apprécier la voix d'Alexi sur le refrain
Les musiciens laissent ensuite Mr.Laiho et Mr.Warman s'affronter dans le traditionnel match Guitare VS Synthé. Alexi s'assoit sur le capot pour jouer, puis fait boire Janne pendant qu'il joue. Ce dernier commence alors a jouer " Oops I did it again " (Britney Spears), suivit timidement par Jaska. Alexi se met à raler, suivit par le public qui se met à huer.
Le groupe reprend alors avec In Your Face, le dernier single en date : encore une claque. Le morceau est percutant, fait headbanguer tout le premier rang. Le groupe se donne à fond, headbanguant, arpentant la scène, et perdant dix litres du sueur chacun. Les musiciens sourient, montrent une grande complicité.
Un moment hilarant : Alexi et Roope, en plein milieu d'un morceau, jouent face à face. Tout à coup, Roope fout une grosse baffe à Alexi ! (genre : arrête de te la péter petit con). Ce dernier riposte aussitôt (genre : c'est moi le leader ta gueule). Tout ceci en jouant, et en rigolant, bien entendu !
Alexi nous dédicace le morceau suivant : Hate Crew Deathroll. Au milieu du morceau, il essaye de faire chanter le refrain au public : la tâche s'avère difficile (bien que mélodique, c'est moins facile de chanter du C.O.B que Higway To Hell !).
Are You Dead Yet vient ensuite prouver que les morceaux du dernier opus, plus trashy certes, passent définitivement le test du live avec succès, particulièrement par ce dernier extrait, puissamment interprété. Le groupe entier quitte alors la scène, laissant le public Lyonnais scander " Children !Children !... ", avant le rappel.
C'est Roope qui remonte en premier sur la scéne pour nous gratifier d'un solo prouvant son haut niveau guitaristique, cotoyant sans problème celui d'Alexi (voire surpassant : Roope a 10 ans de plus qu'Alexi). On se demande alors si Roope n'est pas frustré de ne jouer que la rythmique dans C.O.B… Le Hate Crew reprend alors avec Lake Bodom, un classique acclamé par la foule en ébullition à nouveau. Alexi abuse toujours de ses poses, mais il est toujours irréprochable techniquement (peut être une tendance à abuser du vibrato et sauter quelques notes ? un détail…). Suit le lent et lourd Every Time I Die : Alexi monte sur le toit de la voiture, Henkka et Roope headbanguent à mort, les premiers rangs aussi. Un morceau puissant malgré son tempo plus lent. Janne entame alors la fameuse intro de Downfall. Alexi et Roope s'amusent alors à envoyer des riffs célèbres de Motley Crüe, Judas Priest, Dio…Je doute fortement que le jeune public ait reconnu ces quelques classiques…Finalement, Alexi balance le riff de Downfall, pour finir en beauté un concert de plus d'une heure et demie. Les musiciens saluent, serrent les mains des premiers rangs. Un show vraiment exceptionnel offert par les finlandais ce soir : mise en scène travaillée, light show monstrueux. On reprochera juste un son parfois brouillon, notamment pour la voix, Et une première partie à chier (selon moi…). Une set list qui, bien que desertée par les titres de Hatebreeder, se défend bien par les nouveaux morceaux, même s'il ne seront jamais des classiques comme Towards Dead End et autres Warheart, au desarroi des premiers fans.
- (tigrunge) - tigrunge@hotmail.com

 

 

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OBITUARY + SAMAEL + MAROON
14/01/06 - Limoges (CC John Lennon) Org : Execution Management


Ils sont là!! Après une tournée des festivals d'été qui a tenu toute ses promesses (et même au-delà!), le "Frozen in Time Tour" arrive enfin en Europe pour briser quelques nuques au passage! Affiche hétéroclite puisqu'aux côtés des Floridiens on a droit aux Allemands de MAROON qui font dans le "straightedge" hardcore et aux Suisses de SAMAEL et leur dark electro Metal qui se combine plutôt bien avec le froid glacial qui règne dehors! Organisé par Exécution Management, c'est un public conséquent qui va se presser dans le CC John Lennon, où l'on retrouve les habitués des concerts de la région mais aussi des metalleux venus de Bordeaux ou de Lyon! C'est dire si le retour des pionniers du Death Metal étaient attendus, car vu l'ambiance au final c'est bel et bien avant tout pour eux que la majorité du public s'est déplacé ce soir!

Bonne surprise avec MAROON puisque bien que classé comme un groupe de metalcore, on a droit pour l'essentiel à un paquet de riffs et de tempos typiquement thrash! Et c'est pas pour me déplaire…En plus le groupe apparaît heureux d'être sur scène, il faut dire qu'une telle tournée devrait bien booster leur popularité! On a droit dans la fosse à la joyeuse compagnie de coreux adepte de violent dancing, no prob quand ils font ça avec un groupe de metalcore, plus gavant de les revoir mouliner à tout va avec OBITUARY…En tout cas une très bonne prestation avec des musicos bien en place et un chanteur à la hargne maîtrisé! La soirée est lancée…

Set List MAROON :

Intro/Endorsed
Watch It
Shadow
Intro/Worlds Havoc
Without A Face
If I Loose
At The Gates
Intro/Götterd

Changement total d'ambiance avec SAMAEL que l'on retrouve en France après leur date de l'été dernier au Fury Fest. La qualité de leur set avait alors fortement pâti de la médiocrité sonore de la salle de la Rotonde, sans oublier le fait que le groupe jouait le dimanche après-midi où le planning était ultra chargé (voir live report)! Le fait de les retrouver ce soir avec des conditions de jeu optimales est donc une très bonne chose, car même si sur album leur dark electro ne me transcende pas plus que ça, sur scène ça passe toujours plutôt bien! Surtout que ce soir on aura droit à un set privilégiant les morceaux les plus péchus, comme avec Baphomet's Throne. Mais je ne me ferais décidemment jamais à l'absence de batterie, que tous les samples du monde ne remplaceront jamais, même pas l'hyperactivité du bassiste :-) L'ambiance retombe inévitablement d'un cran, ce qui n'empêche pas au public d'être très attentif et aux nombreux fans de savourer pleinement l'instant présent!

Set list SAMAEL

Heliopolis
Inch'allah
Reign Of Light
The Cross
Telepath
Oriental Dawn
Baphomet's Throne
Rain
Jupiterian Vibe
Nautilus & Zeppelin
On Earth
Moongate
Chosen Race
My Saviour

Passons maintenant au gros morceau de la soirée! Désormais traditionnelle entrée sur scène avec "Redneck Stomp", l'intro instrumentale du dernier album. Et ça le fait vraiment! Surtout cet été lors des festivals (voir live report du Fury fest et du Metalway) où le public se lâchait comme il se doit entre les breaks! Derrière cette intro on a d'ailleurs droit au même enchaînement que sur le début de Frozen in Time, avec "On the floor" et surtout "Insane" qui s'affiche d'or et déjà comme un classique indétronable! La preuve vivante que l'on peut encore faire du Death qui décolle la tapisserie sans rajouter des tonnes d'effets! La suite ne laissera place à aucune surprise majeure dans la setlist mais quels morceaux! Les reformations de combos sont souvent critiquées (parfois à juste titre) mais là quel bonheur de revoir les frères Tardy à fond les manettes avec un John encore une fois totalement possédé derrière son micro!! Seules les pauses assez longue entre certains morceaux coupent un peu le rythme mais comment rester serein lorsque l'on débute un tube comme "Threatening skies"?!!! Le groupe est en pleine tournée et on ressent au début du show une fatigue apparente, notamment du côté du père John mais il va quand même assurer comme une bête, à l'image de l'ensemble du groupe…avec un bémol pour Allen West qui semble complètement en dehors du coup, le regard fuyant bref le mec peu concerné…ce qui ne l'empêche pas d'assurer ses solos de manière convaincante! Mais on se dit que son avenir au sein du groupe semble assez incertain après être passé tout près de l'éviction il y a quelques mois suite à ses problèmes d'alcool… De son côté Franck Watkins traîne sa lourde carcasse à travers la scène pour rejoindre un Trevor Peres qui va bientôt marché sur sa barbe si ça continue!
Après un nouveau break où le groupe quitte la scène, début de solo de batterie sur Lockjaw, avec un John Tardy qui se placera au côté de son frère Donald pour ne pas le lâcher des yeux pendant tout le solo! Puis intervient le road batterie pour compléter le tout en frappant sur des fûts disposés sur le côté de la batterie! Vraiment excellent surtout que derrière on enchaîne avec un "till death" d'anthologie! Sur la rythmique d'intro de slow death, cette fois c'est les deux frangins qui vont frapper sur les fûts comme des forcenés! Vraiment excellent et ce n'est que quand John annonce qu'ils vont jouer un morceau de leur tout premier album que l'on se dit que la fête touche à sa fin mais bon Dieu que c'était bon! Slowly we rot…Slowly we dwell!!! (Fully) ps : Thanks to Bruno, Steph et tout le staff d'Execution Management!

Set List OBITUARY :

Redneck Stomp
On The Floor
Insane
Chopped In Half
Turned Inside Out
Back Inside
Threatening Skies
By The Light
Dying
--
Kill For Me
Solid State
Stand Alone
--
Solo Batterie/Lockjaw
Till Death
Slow Death
Slowly We Rot

 

 

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AFTER FOREVER + NIGHTMARE + MAGICA + MYSTRIA
16/02/06 - Montpellier (Rockstore) Org : Garmonbioza


Arrivée très en retard (19h30 c'est tard au Rockstore), je n'ai pas pu assister au set de Mystria en entier. Les ayants vu récemment au Cargo à Montpellier, j'ai pu constater le travail réalisé. Au rockstore, chez eux, le groupe a pu exprimer son heavy/thrash comme il l'entendait. A très bientôt, comme pa exemple le 25 mars à l'Antirouille.

Ensuite vint le tour de Magica, jeune groupe roumain tout à fait prometteur. D'entrée, il nous balance un set à la fois technique et puissant. Ce qui m'a agréablement surprise c'est la qualité vocale de la chanteuse. La soirée étant marqué par des reprises, c'est avec grande attention que l'on écoute la reprise de "Nemo" de Nightwish, magnifiquement interpreté, même si le choix parait logique. Ana relève le défit de faire aussi bien que Tarja, à la plus grande joie du public. Magica, c'est... magique !! Un groupe a surveiller, si vous appréciez Nightwish, Within Temptation ou After Forever. [ lire l'interview ]

Juste le temps de jeter un oeil au stand du label Underlass (coucou Jerome !!) et Nightmare monte sur scène pour défendre son nouvel album. N'ayant jamais jeté une oreille attentive sur le combo Grenoblois (honte à moi, je sais...), ce fut avec un réel étonnement que je découvrais ce "vieux" groupe. Ils nous ont délivré un set digne des plus grands avec une présence scénique énergique et un très bon son qui personnellement m'ont ravie. De plus, dans la logique de la soirée Nightmare nous a sorti une reprise, d' "Aces High" de Maiden qui m'a laissé bouche-bé.. Avec un show pareil, il ne reste plus qu'une chose à faire, aller chez mon disquaire ratrapper le temps perdu !!

Après toutes ces émotions un verre et le bien venu, surtout que le dernier album d' After Forever est bien plus puissant que leur précédent et j'attendais avec impatience de voir le résultat sur scéne. Je ne fus pas déçue car les premiers morceaux délivrent LA puissance que j'avais espéré. La cerise sur le gâteau fut l'énorme light show déployé pour les Hollandais, qui je peux l'affirmer, ont baigné durant ton monde féerique fait de lumière plus belles les unes que les autres !!! Les morceaux déboulent à toute allure sans qu'il n'y ai rien à redire. After Forever en profite pour ménager sa chanteuse avec une reprise de Metallica ("For whom the bells toll") qui déclenche le plus gros pogo de la soirée…. Et là on me tape sur l'épaule, Magica m'attend pour réaliser une interview, arghh !!! Encore dans l' excitation du morceau, je dois m'eclipser et ne pas faire attendre les Roumains qui doivent rejoindre Verone (en Italie) juste après . Une demi-heure plus tard et apres avoir salué (et féliciter) les musiciens de Nightmare, je redescends à toute vitesse voir la fin du concert. Mais tout a été très vite et j'ai juste le temps d'apprécier les ultimes titres et les lumières se sont rallumées. Il était 23 h 30 quand cette super soirée c'est terminée. Un grand merci à l'organisation pour nous avoir proposé une si belle affiche. (Thrash Eliott)

 

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CHOC FRONTAL FEST
11/02/06 - Saint Etienne (parc des expos) Org : Choc Frontal


Première édition à St Etienne du CHOC FRONTAL FEST menée de main de maître par la toute jeune association du même nom (http://choc.frontal.free.fr). Le Hall C du parc des expos de St Etienne, qui accueille bon nombre de concerts, a vu s'affronter le vendredi soir PSYKUP, INHATRED, AABSINTHE & WHISPER X. Pas là pour vous en parler, car seulement présent pour la date du lendemain, avec rien moins que BENIGHTED et KRONOS rassemblé sur la même affiche!! Et quand on connaît le potentiel live de ces deux groupes, il y a de quoi s'en délecter d'avance! Avec une "surprise" attendu en fin de set, pas difficile à deviner pour ceux qui ont pu découvrir le dernier BENIGHTED où déjà vu les deux groupes sur la même affiche;-) On retrouve également les lyonnais de DESTINITY, et ainsi pouvoir apprécier le rendu live du tout récent "Synthetic Existence". Avec BENIGHTED, les autres locaux de la soirée sont WINDS OF TORMENT, jeune groupe de death mélodique à l'origine de ce concert via l'association Choc Frontal.

Un seul regret, celui de ne pas avoir emmené un bonnet et des moufles, car la salle aurait très bien pu être renommée hall frigorifique tant la température était glacial à l'intérieur! Du coup on ne s'impatientera qu'un peu plus que tout commence pour que les groupes puissent enfin faire remonter la température!

C'est à la minute près sur l'horaire prévu que WINDS OF TORMENT (www.windsoftorment.fr.st) va investir la scène, pour un set de 45 minutes qui permettra de se faire une idée sur leur prochain album à venir sur le label hollandais Mascot Records! Le groupe est en effet sorti vainqueur du tremplin co-organisé par le label et Rock Hard à la Loco en avril dernier. Avec déjà bon nombre de concerts à leur actif, le groupe apparaît convaincant sur scène avec un death metal fortement marqué par la scène suédoise. Peut-être un set un peut long pour un premier groupe avec juste une démo 4 titres à son actif, mais le thermomètre commence à monter doucement mais sûrement…

Après un rapide changement, DESTINITY (www.desinity.net) va durcir le ton dans un style qui évolue désormais dans les sphères d'un death metal moderne et bien rentre dedans. Mick se démène comme un beau diable, au milieu de musiciens un brin poseurs (mention spécial au bassiste lol). Mais ça permet de faire de belles photos! ;-) côté batteur ça envoi aussi sévère! On en prend plein les esgourdes et ça fait vraiment du bien! Les titres du très bon "Synthetic existence" passe vraiment bien, et reçoive un accueil des plus chaleureux de la part d'un public de connaisseurs venu là pour faire la fête! La température n'est plus un problème, surtout pour les quelques éléphants roses qui se baladent ici et là! [ lire l'interview ]

Après les avoir vu à Bidache pour les vingt ans de Killers en novembre 2004, il me tardait de revoir KRONOS (www.kronosbrutaldeath.free.fr)! Ils avaient alors joué en compagnie des espagnols d'AVULSED (avec au chant le boss d' Xtreem Music l'actuel label de KRONOS) pour une soirée de folie! Sur scène c'est simple on a à faire à une véritable machine de guerre avec des musicos vraiment mortels qui savent mettre le feu. La scène appartient à tout le monde et les slammeurs fous sont les bienvenus! J'ose pas imaginer ce que ça pourrait dans une enceinte de festival devant quelques milliers de fous furieux! J'en rêve presque la nuit :-) Julien de BENIGHTED viendra même pousser la chansonnette sur un morceau! Si vous avez la moindre occasion de voir ce groupe live, foncez !!! [ lire l'interview ]

Set List Kronos :

Intro
Bloodtower
Submission
Opplomak
Mashkhith
Monumental
Haterealm
Eaque
Aeternum
Nordik
Colossal
Kronos

Pour BENIGHTED (www.staybrutal.com), ils jouent à la maison et le public va leur délivrer un accueil vraiment magistral!! Grosse boucherie sur scène de bout en bout, dans la juste lignée de KRONOS! Le bassiste n'hésite pas à arranguer la foule à foutre encore plus le bordel! "Identisick" est bien représenté ce soir, sans oublier les ICP, Insomnies et autre Stay Brutal. Final apocalyptique avec la reprise de NAPALM DEATH "Suffer the Chilren" avec Chris de KRONOS comme sur le bonus du dernier album. La scène va être totalement envahi avec la formation d'un second pit! Un final grandiose qui est une juste récompense pour tous les groupes et l'asso Choc Frontal. Le public a répondu présent et cela devrait inciter à remettre le couvert prochainement! Car des soirées comme ça ne font pas regretter la longue route du retour, chauffage à fond!!! (Fully) ps : thanks to Alban & Choc Frontal... [ lire l'interview BENIGHTED ]

Set list Benighted :

Identisick
Bestial breeding
Mourning Affliction
Collapse
Nemesis
ICP
Insomnies
Ransack the soul
Spiritual Manslaughter
Stay Brutal
Fœtus
Iscarioth
---
The twins
Suffer the children

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AFTER FOREVER + NIGHTMARE + MAGICA
19/02/06 - Lyon - Ninkasi Kao Org : Goliath


Nouveau report de la tournée commune entre AFTER FOREVER, NIGHTMARE et MAGICA sur leprozy! Cette fois à Lyon au Ninkasi Kao, salle qui a pour particularité de proposer sa propre bière brassée avec amour sur place (et vraiment excellente!). Cette date se trouve être la dernière des trois semaines de la tournée, et qui dit dernière dit généralement lâchage sur scène (voir report de Therion à Toulouse en 2004!).

Quand j'ai lu le report de Miss Thrash Eliott de la soirée de Montpellier, je me dis que décidemment il y a du boulot pour parfaire son éducation métallique!! ;-) La preuve avec le premier groupe à l'affiche ce soir : MAGICA. Distribué en France par Underclass, j'avais reçu il y a quelques temps leurs deux premières prods à chroniquer, qui ne m'avaient déjà pas vraiment emballées…mais en live mouarfffffff!! Je me souviens rarement avoir tant rigolé en voyant un concert! Ce groupe roumain officie dans la mouvance Nightwish (on a droit à la "reprise" de Nemo) mais avec des compos olé olé. Premier prix du grand n'importe quoi décerné au clavier, d'où sortait des sonorités vraiment atroces qui plus est omniprésentes puisque utilisé en remplacement d'une guitare, je vous laisse imaginer le résultat…La chanteuse, qui semble sortit tout droit de la Star Ac version roumaine, y va de ses petits sautillements sans parler des poses du bassiste version XXXL qui avec mes collègues nous ont vraiment achevées! Du bar c'était encore plus marrant! Franchement comment un tel groupe peut-il décrocher sa place sur une telle tournée?? Vraiment désespérant! Pour moi MAGICA ne rime pas vraiment avec magique, mais plutôt avec tragique… ;-)

Allez on va oublier ce jeu de massacre pour nous consacrer au gros morceau de la soirée, à savoir NIGHTMARE!! La dernière fois que je les avais vu c'était lors de la première édition du Metallian Tour et j'avais alors trouvé leur prestation très bonne. Mais depuis il faut avouer qu'ils ont vraiment franchit un cap! D'autant qu'ils ne jouent pas sur leur anciens titres puisque seul "Power of the Universe" sera de la partie! Appréciant pour ma part moyennement sur album, sur scène on passe un très bon moment avec un groupe au taquet et un chanteur qui garde toujours le sourire! Sur "Mind Matrix Schizophrenia", les membres d'After Forever viendront sur scène pour chanter le refrain. Sortie sur la reprise de Maiden "Hallowed be thy name", plus ou moins discutable selon les goûts…perso j'aurais préféré un de leur ancien titre mais bon ici ça le fait quand même!

AFTER FOREVER quand à eux m'auront laissé une impression mitigée. Sur scène cela reste très prenant avec d'excellentes compos et un groupe rodé à cet exercice…un peu trop même car il y a limite foutage de gueule avec le chant de Floor!! Une bonne part est entièrement samplée et une fois que l'on s'en ait aperçu (c'est à dire très rapidement!) cela fout en l'air une bonne partie du show. On a droit aux deux reprises joués alternativement sur le reste de la tournée. La première en milieu avec Metallica et "From whom the bells tolls" et celle d'Europe "The Final countdown" en final avec tous les membres des autres groupes présent sur scène! Et bien sûr déguisés avec les moyens du bord, mention spécial au bassiste de Magica qui s'est mis un sac sur la tête (lol) et à Jo Amore qui est venu avec une serviette de bain autour de la taille et à bien failli se la faire arracher!

Une soirée où le public aura répondu présent mais qui au final s'avère assez décevante… même si le jeune public présent semblait ravi à l'image de Thrash Eliot sur la date de Montpellier! (Fully) ps : thanks to Cindy & Goliath

 

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SOULFLY + DEFDUMP
22/03/06 - Toulouse, Salle des fêtes de Ramonville Org : Bleu Citron / Le Bikini


Dernière date française de ce " Hostage tour ", le show de SOULFLY à Toulouse se présente sous les meilleurs auspices. D'abord parce que comme sur une bonne partie de la tournée, la salle affiche complet, ensuite parce que le plaisir de voir SOULFLY dans la ville rose sera doublé cette année, le groupe étant annoncé avec HATEBREED en ouverture de KORN le 30 mai prochain au Zénith. Que du bon pour commencer la soirée.
Après une bonne bière en compagnie de Phil, histoire de récupérer du trajet dans le désormais célèbre Kangoo Metal Hammer édition limitée, nous voilà plongés dans le grand bain avec l'arrivée sur scène de DEFDUMP. Remontés comme des réveils, les quatre luxembourgeois vont déployer pendant 45 minutes, une énergie incroyable illustrant à merveille leur Métal chaotique et déjanté dont DILLINGER ESCAPE PLAN semble être la principale source d'inspiration. Malgré une bonne volonté évidente et une maîtrise parfaite de leur sujet, les quatre hystériques auront du mal à convaincre un auditoire qui s'est visiblement uniquement déplacé pour SOULFLY.
La preuve en est faite dès que les lights s'éteignent à nouveau et que SOULFLY apparaît sur les premiers accords de " Babylon ". La fosse explose en un instant. Un constat s'impose, le public de SOULFLY rajeunit d'une tournée à l'autre et l'énergie développée par les kids est impressionnante. Pogos, stage-diving, crowd surfing, jumping, tous les rituels des mosh-pits sont passés en revue. La température monte au fil des riffs, et le spectacle est de taille depuis le balcon.
" Prophecy " puis " Seek and Strike " sont envoyés comme des balles, suivi d'un sanglant " Living sacrifice ". Max, qui fait de plus en plus pensé à un survivant de l'apocalypse avec ses dreadlocks déglingués, sa barbe et son look débraillé semble visiblement ravi de l'effet qu'il produit à chacune de ses sollicitations sur le public, qui lui mange dans la main.
Planté derrière son micro dans son maillot du stade toulousain, il headbangue comme un forcené tandis que son fidèle lieutenant Marc Rizzo nous gratifie de plans de gratte de folie. Que ce soit en rythmique ou en solo, son travail est colossal et on regrette parfois que Max ne soit pas un peu plus appliqué dans son jeu, trop chaotique, ce qui soutiendrait encore le garçon dans ses solos et donnerait encore plus de pêche à l'ensemble.
Qu'à cela ne tienne, la cohésion du groupe ne souffre aucune critique. Sur une scène très dépouillée et des lights minimalistes, SOULFLY anéantit tous les grincheux avec ses deux points forts : le charisme de son leader et des compos en béton taillées pour la scène. Après " Living sacrifice " qui fait de sérieux dégâts dans les premiers rangs et un " Roots " monstrueux placé très tôt dans le set, le groupe avive le feu de l'enfer avec l'enchaînement de " Territory ", " Arise again ", " Carved inside " et " Tribe ". Une chose est sûre, les morceaux de " Dark Age ", le nouvel album, sont calibrés pour le live, et leur puissance rappelle les premières amours de Max pour le trash sans concession. Cet album est un pur bonheur et son interprétation sur scène est énorme.
Après un intermède salutaire constitué d'un solo de batterie et de percussions sur lequel Max invite un fan à partager ses baguettes, le chaos reprend avec un " Frontlines " qui n'aurait pas dépareillé sur un " Beneath the remains " ! Marc Rizzo envoie des riffs de la mort avec une précision diabolique et ses solos techniquement très au point relèvent encore la qualité des compos de SOULFLY.
Arrive alors un des moments d'anthologie de la soirée, le surpuissant " Back to the primitive " enchaîné avec " I and I " sur lequels la fosse explose. Max contemple son œuvre avec un rictus aux lèvres et booste encore son public par ses nombreuses interventions.
Le final est tout aussi détonnant, avec le surpuissant " The song remains the same " joué pied au plancher, suivi en rappel par le fameux " Eye for an eye " qui parachève le set.
SOULFLY a encore une fois frappé fort et l'imagerie tribale du groupe ne doit tromper personne. Sous ses airs déglingués, Max bouillonne d'inspiration et est un front-man de premier ordre à la tête d'une machine de guerre. Vivement le prochain concert avec KORN. J'ai déjà mon billet en poche ! JUMP IT UP !!!!!!!!!!! - (YvesZ) -

Setlist :
v Babylon
v Prophecy
v Seek and strike
v Living sacrifice
v Roots
v Jump the fuck up / Bring it
v Fire
v Territory
v Arise again
v Carved inside
v Tribe
v Drum solo
v Frontline
v Primitive
v I and I
v The song remains insane
v Eye for an eye

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IMPALED NAZARENE + DARKRISE + RESURRECTURIS
16 avril 2006 - Toulouse - Ramonville (Havana Café) Org : Havana Café


Un week end de Pâques, ponctué par un show d' IMPALED NAZARENE n'est pas chose courante dans une vie… c'est même miraculeux dans le contexte actuel (annulation par l' AGRIF " …uck " du concert des Finlandais au festival Metal Therapy la veille)…
Si l'on peut retirer, égoïstement un point positif à cela, c'est que pour cette date toulousaine, le groupe est remonté à bloc et encore plus enragé que d' habitude.

Notre arrivée au Havana Café (qui n' en a rien d'un d'ailleurs car c'est plutot une grande salle de concert) est synchronisée avec le début du set des chanceux RESURRECTURIS, qui se sont vue rajouté à cette tournée européenne. D'origine Italienne, cette formation thrash/death nous a carrément mis en forme avec des compositions directes et surtout avec la presence du charismatique Jarnos (chanteur/ guitariste), qui le sourire en coin, a charmé le Havana. L'anecdotique reprise du " Chaos AD " de Sepultura a permis au groupe de conforter sa position vis à vis du public. Mais ne dénigrons pas leur propre répertoire car il tient largement la route dans un genre proche d'un Slayer survitaminé. RESURRECTURIS nous a prouvé qu'ils n'avaient pas volé leur place sur cette tournée. (http://www.resurrecturis.com).


Autre surprise, avec l'arrivée de DARKRISE sur les planches, qui du coup a rameuté un peu plus de monde devant la scène. J'avais découvert ce groupe Suisse lors de la sortie en autoproduction de leur 6 titres " Slaves of Death " en 2001, qui laissait présager le meilleur pour la suite. Et je peux vous dire que c'est le cas, au regard de leur prestation de ce soir. Je tiens à préciser qu' entre-temps DARKRISE a sorti un premier album, " Massive Retaliation " (2003), distribué par Deadsun Records en France. Mais revenons à la soirée…
Deja techniquement, ces gars-là sont des monstres !! Il me rappellent nos frenchies de KRONOS, tant musicalement qu'au niveau de l'attitude… En 40 mn, on a pu faire l'inventaire de leur savoir-faire scénique et de leur aisance instrumentale (avec une attention particuliere à l'époustouflant bassiste !). Certain pourront trouver cette musique trop alembiquée et poussive à la longue mais DARKRISE a eu l'intelligence d'intercaler des rythmiques plus simples dans leurs morceaux, ce qui a permis de fideliser le public devant la scène (rappelez-vous qu'ils sont là avant tout pour voir IMPALED NAZARENE et pas forcement attirés par du death technique). Pas de reprise pour DARKRISE mais ils nous ont joué une paire de titres qui figureront sur leur prochain album à paraître en 2006, et nommé " Unbeliever ". (http://www.darkrise.ch)

Comment allaient réagir IMPALED NAZARENE suite à leur récente " éviction " du Metal Therapy Festival ? N'ont t'ils pas une certaine rancœur vis à vis de l'état Français qui les persécute à chaque tournée (rappelez-vous l'épisode avec les Renseignements Généraux, en 2000) ? Vont t'ils se lacher pleinement sur scène pour exterioriser leur rage ou au contraire nous bouder ? Autant de questions qui donnaient un caractere vraiment spécial à cette étape Toulousaine, de plus en période de Pâques… Musicalement parlant, le groupe vient de sortir un sacré album (" Pro Patria Finlandia " - 2006) que l'on pourrait rapprocher de " Nihil " (1999), à savoir un concentré d' hyper-violence sauvagement maîtrisée (rien que ça !!)… "The European Take Over 2006" a démarrer début avril, ce qui a permit aux Finlandais de se familiariser avec les nouvelles compos. Pas de fioriture, la bande à Mikka arrive sur scène avec la ferme intention de nous détruire le cervau à défaut des oreilles car le son est assez faiblard sur les deux premiers titres. Ce probleme, rapidement résolu, n'a pas eu d'incidence sur l'entame du set. Si la part belle est faite sur le nouvel opus, c'est un bon résumé de leur discographie qui nous est proposé. IMPALED NAZARENE passe allègrement d'un " We're Satan Generation " à " Armagedon Death Squad ", sans délaisser les classiques que sont " Total war - Winter war " ou le désormais indispensable " The maggot Crusher " , le tout en ne nous laissant aucun répis entre les morceaux.
L'énergie dégagée par le groupe se communique rapidement à tout le Havana Café (leur bassiste Arc V 666 ne s'économisant pas, le bougre !!) et les nombreux slammeurs s'en donnent à cœur joie, certain en profitant pour " brailler " des refrains dans le micro de Mikka qui s'en amuse. Au fil des nombreuses tournées, IMPALED NAZARENE s'est vraiment amélioré en nous distillant un set hyper carré mais toujours très " rock n' roll ". Ce sont, à mon avis, les Motorhead de l'extrême !! Si les ryhtmiques sont dignes d' un rouleau compresseur (ça on le savait deja), on a pu également remarquer que l'apport de solos de guitares, techniques et précis, sont vraiment les bienvenues.
Aucune allusion à leurs péripeties actuelle n'est à noter, même si l'on sent le groupe bien remonté par ce genre de censure, mais apparement (et tant mieux finalement) ils ont préferé repondre par leur musique plutot que de se lancer dans des commentaires inutiles. Faut dire que les paroles suffisent à elle-même, non ? - (Impalos Nazarenitos) -

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IMPALED NAZARENE + DARKRISE + RESURRECTURIS + DEADALION
21 avril 2006 - Perpignan (le Crock More) Org : Le Crockmore


17h, départ de Montpellier. Nous filons à Perpignan pour cette grosse soirée Black Metal. Au Crock More. Arrivés dans Perpignan, nous tournons en voiture pour trouver la salle, lorsque nous apercevons au bord de la route trois metalleux : nous nous arrêtons donc pour demander la route à ces trois messieurs…qui n'étaient autres que Mika Luttinen et ses acolytes !!! C'est donc Impaled Nazarene eux-mêmes qui nous indiquent le chemin du Crock More !
On se gare, on boit quelques bières, et nous voici enfin dans le lieu de l'action. On commence sérieusement à se demander si les musiciens et leurs équipes ne sont pas plus nombreux que le public…qui finalement arrive peu a peu.
Ambiance très conviviale, tout le monde est dehors, dans la petite cour, même les musiciens. J'en profite pour taper la discute 5 minutes au hurleur de Imp.Naz, et vers 21h30 le concert commence.

C'est les français de DEADALION qui ouvrent le bal devant une salle peu remplie…un black metal plutôt bien carré et bien envoyé, manquant peut être de puissance (un batteur parfois approximatif…) et d'originalité. A part le bassiste/chanteur, les guitaristes restent assez statiques sur scène, concentrés sur leurs manches. Une bonne petite mise en bouche.

Ce sont ensuite les italiens de RESURRECTURIS qui déboulent sur scène, torse nu, haranguant la salle qui se remplit peu à peu. Les gars se donnent à fond : le bassiste et le guitariste arpentent la petite scène, hurlent les paroles. J'avais déjà jeté une oreille sur leur dernier album, et en live ça envoie encore plus : un Death Metal plutôt technique qui part aussi bien dans des riffs Thrash que Hardcore. Une prestation très énergique et puissante. Le guitariste et le bassiste remuent et headbanguent dans tous les sens leurs crânes rasés. Ils semblent connaître parfaitement leurs manches et leurs riffs, montrant une bonne maîtrise de leurs instruments. Leur musique est très agressive mais assez variée, ce qui rend ce groupe très appréciable. Le public commence a se rapprocher de la scène (Hop, je lance le pogo !), et ovationne les italiens, qui finissent leur set tout transpirants mais contents de l'accueil.

Petit temps mort encore entre les groupes, le temps de parler 5 minutes avec le chanteur de
Resurrecturis, et c'est au tour du groupe Suisse DARKRISE d'investir la scène. Cette fois on passe dans un registre très lourd : du Death Metal assez brutal, mais toujours maîtrisé. Un bon batteur, qui blaste à fond la caisse (double grosse), et qui fait bien entendre sa double pédale. Autre point fort du groupe : les deux guitaristes chantent, ce qui rajoute encore de la puissance. Question-réponse ou chœurs, leurs voix Death (assez similaires) nous remue le ventre. Une prestation très musclée, un bon groupe de Death Metal (qui en plus nous parle en français) , qui fait encore monter la température d'un cran.

Et nous voilà proche du final. Mika se grille une dernière cigarette dehors, pose son chapeau de cow-boy, et les IMPALED NAZARENE investissent la scène du Crock More. Les ayant vus au Rockstore deux ans auparavant avec un son complètement pourri, j'espérai trouver ici un bien meilleur son : je ne suis que très moyennement satisfait, le son reste assez brouillon, et la voix ne s'entend pas très bien. J'irai presque jusqu'à admettre que les groupes précédents avaient un meilleur son. Mais les finlandais sont là ce soir, devant nous, a coté, sur la petite scène de Perpignan, et la machine de guerre est lancée ! C'est le premier titre du dernier opus, " Weapons To The Tame A Land ", qui ouvre les hostilités. La couleur est annoncée. Puissance, rapidité, violence, hargne : ils ne font pas semblant. " Let's Fucking Die " continue de faire pogoter une dizaine de chevelus enragés, suivi par " Goat Sodomy " du dernier album. C'est Onraj 9mm (guitare) qui appuie les chœurs. Le public exulte, headbangue, hurle. Mais notons qu'il faut bien connaître les morceaux pour pouvoir les reconnaître, tant le son est moyen. Il est difficile de distinguer les riffs de guitares. Pas le temps de respirer, les tueries s'enchaînent : " Tribulation Hell ", " Zero Tolerance ", " Sadhu Satana ", pendant lequel deux fans montent sur scéne pour hurler le refrain dans le micro du gratteux. Je me déplace dans la salle pour tenter de mieux entendre. Il est vrai que devant les amplis on entend mieux les guitares, et on apprécie plus les solos de Tuomio. Rep Misanthrope continue à tirer la tronche derrière sa batterie, tout en blastant et frappant dans tous les sens. Techniquement irréprochables,les gars se donnent à fond, jouant avec le public aglutiné à la scène. Moments forts : " Armageddon Death Squad " et "The Lost Art Of Goat Sacrificing", qui provoquent des vagues de folies dans le public. Une surprise : " Humble Fuck Of Death ", extrait de l'album Absence Of War…, jusqu'à présent rarement joué, et quel dommage ! On regrettera quand même l'absence de " Satan Generation ", et du morceau " Absence Of War ".
Le groupe termine avec " Winter War " et remballe, visiblement content de l'acceuil du Crock More, a moitié plein ce soir.
Une bonne soirée dans une ambiance très conviviale, et encore une impressionante démonstration de Nuclear Metal Finlandaise, même si le son n'était vraiment pas très bon.

Reste la question du public : est il normal que quand une tournée internationale avec un groupe phare de la scène Black Metal passe dans le sud, seulement 50 personnes viennent au concert ? Un milieu trop Underground ? Pas assez de promo ? Plus de metalleux passionnés ? Mais ceci est un autre débat… - (Bruno) - Tigrunge@hotmail.com

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FEAR FACTORY + MISERY INDEX
28 avril 2006 - Toulouse, SDF Ramonville Org : Le Bikini / Bleu Citron


Toujours à la pointe de l'info, leprozy.com a une fois de plus déployé les grands moyens en mobilisant son staff sur un évènement majeur de ce beau printemps 2006, la tournée européenne de Fear Factory. C'est ainsi que six jours après un show dantesque à Bordeaux, couvert par mon acolyte Fully, je me rendais à la salle des fêtes de Ramonville pour couvrir une seconde date française des cyber-thrasheurs californiens.
Contrairement au show de Soulfly un mois plus tôt, la salle est loin d'être pleine mais le public est largement composé de die-hard fans trop heureux de revoir Fear Factory renaître de ses cendres et leur faire l'honneur de se produire dans la ville rose.
Tandis que je me remets de deux heures de route avec une bonne bière, Misery Index débarque sur scène. Gonflés à bloc, les quatre teigneux de Baltimore donnent le ton de la soirée : Brutale ! Armés de compos plombées et aidés par un son d'enfer, Misery Index va durant les quarante minutes de son set, pilonner l'assistance avec son Death Grind de grande qualité et sans concession. Axant leur set sur l'ensemble de leur discographie, désormais conséquente, les américains vont nous assener quelques perles, dont un " conquistadores " fulgurant, issu du nouvel album " Discordia " à paraître courant mai 2006. Mené par un Jason Netherton, le bassiste chanteur au regard totalement halluciné lorsqu'il prend le micro, Misery Index est une tuerie sur scène et le prouve encore une fois ce soir.
Mais le gros morceau de la soirée, c'est évidemment Fear Factory, dont la reformation en 2004 n'en finit pas de ravir les fans, tant ses deux dernières réalisations discographiques font oublier les errances de la fin de l'ère " Dino ". C'est avec grand enthousiasme que le public va accueillir l'extinction des lumières et que retentit l'intro du show, à savoir le " Number of the beast " de qui vous savez, joué dans son intégralité et repris en chœur par une grande partie des fans qui savent apprécier cet hommage de Fear Factory à la Vierge de Fer. Le groupe apparaît alors sur les premiers accords de " 540 000° F " et la fosse exulte. " Transgression ", " Slave Labor ", " Drones " et " Demanufacture " sont enchaînés et dressent d'entrée le tableau, Fear Factory en veut encore et est là pour le prouver. Derrière sa batterie colossale, Raymond Herrera est à peine visible mais blaste comme un damné. En grande partie responsable du fameux son de Fear Factory il fait honneur à son statut, celui d'être un des plus grands batteurs de la planète Métal et un des plus novateurs également, et c'est un pur bonheur que de suivre son jeu totalement hallucinant … sauf pour mes oreilles, dont les tympans auront l'apparence de Malabars mâchés à la fin du show !! Sur le devant de la scène, Burton C. Bell est toujours aussi dominateur et alterne à merveille chant clair et chant saturé au gré de chaque titre, autre caractéristique de ce fabuleux groupe qui a ces quinze dernières années, influencé un sacré paquet de … suiveurs ! A sa gauche, Christian Olde Wolbers a parfaitement intégré son rôle de guitariste et combine à merveille son jeu et des headbangings de folie. Le garçon ne tient pas en place et se donne à fond, faisant oublier la masse imposante de son prédécesseur au poste, le fameux Dino. A l'autre bout de la scène, Byron Stroud, transfuge de Strapping Young Lad est parfaitement à l'aise et affiche un large sourire. L'entente avec Christian semble être au beau fixe et les deux musiciens passent leur temps à se marrer tandis que Burton domine les débats de sa présence.
" Shock " me fait l'effet d'un uppercut au foie, suivi de " Edgecrusher ", et d'un non moins furieux " Descent " dédicacé à toutes les filles dans l'assistance. Petit plaisir personnel, " Martyr " issu de " Soul of a new machine ", le premier album paru en 1992 est jeté en pâture à des fans ravis, et il nous faudra bien un petit " Contagion ", superbe, pour faire baisser un peu la pression et permettre à chacun de reprendre ses esprits ! La suite du show est tout aussi exceptionnelle, prouvant la qualité de la discographie des quatre californiens et après un premier couplet de " Walk " en guise de clin d'œil à Misery Index, le final " Cyberwaste ", " Archetype ", " Replica " termine le travail de sape d'un Fear Factory conquérant. Petit regret personnel et grosse colère pour d'autres, le groupe quittera la scène sans un dernier salut pour ses fans et en faisant impasse sur " Timelessness ", titre joué au début de la tournée et qui aurait parfaitement clôturer ce show. Dommage car cette fin de soirée laissera un goût amer à certains et restera comme la dernière impression négative d'un show qui a pourtant tenu toute ses promesses. Qu'à cela ne tienne, demain soir je serai à Montpellier avec Leprophil et Christina pour une nouvelle date de ce " 15 years of Fear Tour" ! ( pour lire le report de FEAR FACTORY à Montpellier, cliquez ici >> clic << ) - (YvesZ) -

Set list FEAR FACTORY :

540,000F
Transgression
Slave Labor
Drones
Demanufacture
Self Bias
Zero signal
Shock
Edgecrusher
Descent
Martyr
Pisschrist
Contagion
Linchpin
Acres of skin
Cyberwaste
Archetype
Replica

 

 

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FEAR FACTORY + MISERY INDEX + HORD
29 avril 2006 - Montpellier (Rockstore) Org : Studios 34


Après mon bref aller - retour la veille à Toulouse ( pour lire le report de FEAR FACTORY à Toulouse, cliquez ici >> clic << ), me revoici en virée, mais cette fois sur mes terres pour la troisième date française de Fear Factory et également la troisième couverte par leprozy.com. Accompagné pour l'occasion par les deux têtes pensantes de votre webzine préféré, à savoir Phil et Christina qui mériteraient d'être nominés pour le prix Nobel de l'activisme métallique, nous retrouvons notre bon vieux Rockstore, haut lieu des nuits électriques montpelliéraines qui depuis quelques années reprend des accents Métal grâce notamment à des associations locales qui en veulent vraiment.
La volonté finit toujours par payer, dit-on, et c'est le cas ce soir pour Studios 34, association bien connue des métalleux locaux qui se voit récompenser de ses efforts par un Rockstore plein comme un œuf pour le passage de l'Usine de la Terreur.
Les hostilités démarrent dès 20 heures, avec la montée sur scène de Hord, un combo local de crossover Rap - Métal core dont la musique plombée à souhait n'aura aucun mal à chauffer la fosse, dont les premiers rangs ne tardent pas à se secouer dans tous les sens.
Le ton de la soirée est définitivement donné lorsque Misery Index apparaît sous les lights. Comme la veille à Toulouse, les quatre de Baltimore vont tout donner pendant les quarante cinq minutes de leur set, explosant l'auditoire de leur Grind Death sans concession. Epaulé par un batteur au jeu monumental et de deux gratteux épileptiques, Jason Netherton le bassiste chanteur lâche sa colère et la fosse explose littéralement. Points forts de la soirée, l'interprétation de " Conquistadores ", nouveau titre à paraître sur l'imminent " Discordia ", et " The great depression ", tiré de " Retaliate ", leur dernier et tonitruant album, sorti en 2003.
Il est 20h45 quand dans un Rockstore chauffé à blanc, les lights s'éteignent à nouveau et que " The number of the beast " est envoyé dans la sono. Le backdrop fixé derrière l'imposante batterie de Raymond Herrera, reprenant l'artwork de l'album " Archetype " est éclairé par le bas et domine majestueusement la scène. En un instant, les sifflets, hurlements et discussions se sont tuent, comme si soudain, l'excitation avait laissé place au recueillement. Comme si cet hymne imparable, véritable chant de rassemblement de toute la planète Métal, accompagnait une veillée d'arme, … le calme avant la tempête ! Car lorsque les quatre musiciens de Fear Factory apparaissent dans la pénombre, c'est un tremblement de terre qui ébranle la salle. Attaquant leur set par le tonitruant " 540 000° F ", les californiens déclenchent le feu de l'Enfer, la fosse se transforme en un pit grouillant et l'ensemble du public exulte. Comme sur les précédentes dates de la tournée, la set-list est bien calée et la première partie du show est une tuerie. " Transgression ", " Slave labor ", " Drones " et " Demanufacture " donnent le ton de la soirée. Un premier constat s'impose alors à moi. Si la veille, le show toulousain avait été très bon, il est ce soir carrément énorme. Le public est déchaîné et redouble d'énergie à chaque titre, insufflant au groupe une force colossale. Burton C.Bell est bluffé et reconnaît lui-même que ce public est le meilleur que Fear Factory ait eu en France à ce jour. La suite est tout aussi intense, avec " Zero signal ", " Shock ", " Edgecrusher ", puis un superbe " Descent " sur lequel Burton nous exécute un moonwalk d'anthologie. Pas de doute, ce show restera dans les mémoires et tout le monde prend un pied monstre. Le show s'écoule et l'ambiance monte encore d'un cran avec " Martyr ", tiré du tout premier album " Soul of a new machine ", avant que n'arrive mon passage préféré du set, le sublime " Contagion ". On pourrait trancher l'air au couteau tellement le moment est intense et ce n'est pas la suite, composée de " Cyberwaste " et " Archetype " qui calmera les esprits, bien au contraire. Surtout lorsque comme sur les autres dates de la tournée, Fear Factory ponctue ses remerciements au public et aux groupes de première partie, d'un refrain du " Walk " de Pantera, qui ce soir fait exploser le public de joie.
Le final arrive enfin, avec un " Replica " d'anthologie qui finit d'achever les plus résistants, et alors que le groupe quitte la scène, le public gonflé à bloc donne tout ce qui lui reste pour faire remonter Burton, seul devant son micro et quelques samples pour un " Timelessness " hypnotiques qui permet à chacun de retrouver avec sérénité la terre ferme après deux heures d'apocalypse. Définitivement la claque de ce début de printemps ! Vivement notre prochaine rencontre avec Fear Factory, programmée pour le Wacken open air 2006 ! (YvesZ).

Set list FEAR FACTORY :

540,000F
Transgression
Slave Labor
Drones
Demanufacture
Self Bias Resistor
Zero signal
Shock
Edgecrusher
Descent
Martyr
Pisschrist
Contagion
Linchpin
Acres of skin
Cyberwaste
Archetype
Replica
Timelessness

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BOLT THROWER + GOD DETHRONED + OBNOXIOUS
25 avril 2006 - Lyon - Marché Gare Org : Hammer of Gones


Date cochée sur le calendrier depuis déjà longtemps, la venue de BOLT THROWER à Lyon s'annonçait comme un très très grand moment de Death Metal!! Fleurons du label Earache dans la fin des années 80 / début des années 90 et aujourd'hui signé chez Metal Blade, le show des anglais promettait un déluge de feu à l'image de leurs pochettes! Ce concert a lieu dans une nouvelle salle "le Marché Gare" finalement facile a trouver dans le secteur de la gare Perrache, zone ou le marché des fourgons d'occasions semble en pleine bourre si je puis me permettre…D'une capacité de 300 places (date sold out!), ce lieu a pour principal inconvénient d'avoir le bar situé dans un couloir d'où embouteillage continuel de soifards…mais elle s'avère au final un bon choix pour ce type de concert (ce serait le groupe lui même qui aurait demandé à jouer dans des salles de cette dimension). A noter du côté merchandising les tarifs très raisonnable (ce qui devient rare!) avec 12€ le t-shirt ou 18€ la chemise, le dernier album de GOD DETHRONED en version digi avec dvd bonus étant quand à lui vendu douze petits euros.

Début des hostilités avec les locaux d'OBNOXIOUS, dont la volonté de bien faire ne suffira pas à déclencher les passions. Officiant dans un mélange de thrash et death des plus courant, quelques têtes remueront gentiment au passage mais ça s'arrêtera là, dommage que pour une telle occasion quelques problèmes de micro viendront semer la pagaille et déstabiliser le chanteur. Mais cet accueil réservé ne veux pas dire que le public présent (parmi lequel un couple de rennais descendu exprès pour revoir BT!) n'a pas apprécié, la suite montrera que si on s'est déplacé en ce milieu de semaine, c'est pour la tête d'affiche et rien d'autre!! Pour les curieux les titres de leur démo sont dispos via leur site web www.obnoxious.fr

GOREFEST (un temps présagé…), KATAKLYSM (qui a assuré une partie de la tournée)…on aura finalement droit à GOD DETHRONED! Pour peu on aurait pu avoir également KATAKLYSM comme sur les deux dates allemandes précédentes, dommage... Comme beaucoup, j'avais en tête que GOD DETHRONED était un combo black pur et dur…erreur car si le côté black est présent notamment au travers des textes, il est clair que la dominante death et les pointes thrash rend les compos des plus intéressantes! Avec un bon son et un batteur hyper carré, ça passe tout seul et le public n'hésitera pas à démarrer les hostilités dans la fosse. Cela va quand même rapidement se calmer ce qui laissera devant un espace vide permettant d'assister peinard à la fin de set des hollandais. Une bonne surprise assurément qui aurait méritée un accueil plus chaleureux sur le final, mais bon là aussi c'est clair que la grande majorité de l'assistance est venu pour la suite, les cultissimes BOLT THROWER!

Setlist GOD DETHRONED :

Nihilism
Boiling Blood
The Warcult
Villa Vampiria
Soul Sweeper
The Art Of Immolation
The Tombstone
Sigma Enigma
The Somberness Of Winter
Serpent King


Après un rafraîchissement bienvenue en prévision de la suée à venir, on prends position sur le devant de la scène où cette fois on se retrouvera rapidement comprimé, personne ne voulant louper le début! Après une intro qui nous met dans l'ambiance, c'est parti pour 1h15 de pur death metal qui fait vibrer les tripes et secouer les têtes! La fosse s'agite gaiement avec comme objectif faire tomber un mastodonte qui percute gaiement tout son monde et réussi même des strikes à plusieurs reprises! Le groupe apparaît heureux de l'accueil, ce qui j'imagine est du même acabit sur les autres dates. La bonne bouille du chanteur avec son éternel sourire monte qu'il prends un malin plaisir à cette authentique ferveur d'un public qui lui mange littéralement dans la main! Notre position nous permet d'admirer la classieuse Joe Bench l'indétronable bassiste complétant l'attitude plus déchaîné des gratteux. La set list va piocher dans une large part de leur discographie, seuls quatre titres étant là pour représenter le tout récent Those Once Loyal. Les incursions dans des albums comme Mercenary, War Master, Honour Valour Pride (Inside the wire!!) ou The IVth crusade ne font que décupler la passion des nombreux fans des premières heures pour qui les débuts dans le Death Metal ce sont fait avec ce groupe! Double rappel convenu mais le final sur For Victory achève de nous rendre tout béat d'admiration devant cette pure leçon de Death Metal!! Pour finir je vais citer Theli, die-hard fan du groupe : "Mon Dieu! Quelle boucherie!" - (Fully) - ps : thanks to Cindy & Hammer of Gones


Set list BOLT THROWER :

Intro
At First Light
Entrenched
Mercenary
When Glory Beckons
Cenotaph
The Killchain
Powder Burns
Inside The Wire
The Ivth Crusade
No Guts, No Glory
When Cannons Fade
--
Contact - Wait Out
For Victory

 

 

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N FLAMES + SEPULTURA + DAGOBA

03 avril 2006 - Clermont Ferrand, Coop de Mai Org :


Avec le retour du printemps, mon hibernation a pris fin et après un gig d'enfer de Soulfly à Toulouse quinze jours plus tôt dont vous pouvez retrouver la chronique sur notre fabuleux site web, je repars en mission pour Leprozy.com pour deux jours d'un road trip d'enfer qui doit me mener à Clermont Ferrand puis à Barcelone, à la rencontre d'un de mes groupes préférés, les suédois d'In Flames.

Première étape de mon périple, Clermont Ferrand m'accueille par ce lundi après midi ensoleillé, et après avoir retrouvé mon compère Fully et calé avec lui de prochaines virées métalliques, nous nous rendons à la Coop de mai. Avec une capacité avoisinant les 1500 personnes, une fosse conséquente, ses gradins très étalés et une très bonne acoustique, cette superbe salle est un équipement sur mesure pour des concerts Métal et je garde d'ailleurs un grand souvenir du show donné ici par Slayer l'an passé.

Le premier moment fort a lieu à notre entrée dans la salle, escortés par un des techniciens de Dagoba. Les quatre marseillais s'affairent autour de leur matos tandis que sur scène, Roy Mayorga, le batteur intérimaire de Sepultura a attaqué son soundcheck en compagnie de ses acolytes brésiliens. L'accueil est chaleureux et après avoir échangé quelques mots avec Franky (batterie) et Isakar (guitare), Shawter nous accorde une interview au cours de laquelle il nous confirmera s'il en était encore besoin, toute la détermination de Dagoba à réaliser un gros truc. [ lire l' interview ] Nous en aurons d'ailleurs la confirmation lors de la montée sur scène du groupe.

Il est près de vingt heures lorsque les lights s'éteignent une première fois. La salle est bien remplie mais des fans sont encore dehors lorsque l'intro résonne dans la sono. " Die tomorrow " est envoyé pied au plancher, couvrant les hurlements des premiers rangs. Isakar, Shawter et Werter headbanguent comme des damnés, franky envoie des blasts de folie derrière son kit et Dagoba affiche une puissance et une cohésion impressionnante. Force est de constater que ces mecs ont la rage. A l'image de la nouvelle génération des groupes de Métal français, ils n'ont aucun complexe vis-à-vis de leurs homologues étrangers et malgré des conditions de jeu limitées, vont livrer un set d'une puissance inouïe. Aidés par un son bien rentre dedans et les compos d'enfer de leur récent " What Hell Is About ", les marseillais possèdent une maîtrise parfaite de la scène, fruit de leurs incessantes tournées.

Pour les avoir vu il y a seulement quelques mois en ouverture de Korn au Zénith de Toulon en août 2005, je mesure les progrès que ces quatre killers ont encore fait et là, je dois faire une mise au point (poings ?). En effet, j'érige un majeur bien haut à tous les aigris du foie qui conspuent au fil des forums ce groupe, critiquant leur soi-disant attitude de poseurs.

Non seulement, les Dagoba sont de sacrés musicos mais également de chics types. Ces mecs ont une putain de volonté de s'en sortir, et leurs conditions de vie en tournée sont loin d'être celles de rock stars. Pas de chauffeur ou de bataillons de roadies, deux vans à se partager avec le matos pour dormir et aller d'une date à l'autre, des cachets dérisoires sur une affiche où eux et leur label ont dû payer pour apparaître, un temps de scène très serré pendant lequel ils se sortent les tripes, ... et des titres qui cassent tout en live. Trop fort ! " The man you're not " et " things within " nous sont envoyés à la face, suivis du génial " It's all about time " sur le refrain duquel la voix de Shawter couplée aux samples de celle de Vortex fait un carton. Les marseillais font preuve d'une grosse maîtrise de la scène et c'est sur un " White guy " tonitruant que se conclut ces trente minutes d'un set carré et puissant, … en un mot : professionnel ! Et je n'ai qu'une hâte, être au lendemain pour en reprendre une dose sur la date de Barcelone.

Lorsque les lights s'éteignent pour la deuxième fois de la soirée, la clameur qui s'élève dans la Coop de Mai ne laisse planer aucun doute. Sepultura est dans la place, et même si le groupe n'est plus ce qu'il était il y a encore quelques années, les fans sont loin de les avoir laissés tomber. Et pourtant, les doutes étaient forts avant cette tournée, très commentée dans la presse et sur le web par des fans désorientés et divisés. En effet, non seulement certains n'ont pas avalé de voir leurs idoles reléguées en " supporting act " d'In Flames, mais la qualité toujours en baisse des dernières réalisations du groupe et l'annonce du remplacement (temporaire) d'Igor Cavalera par le mercenaire Roy Mayorga laissaient planer pas mal de doute sur les espérances à attendre d'un tel équipage ! Il ne faudra que quelques riffs, les premiers de " Dark Wood ", pour mettre tout le monde d'accord. Sepultura est bien vivant et a les crocs méchamment aiguisés et sanguinolents. Mené par la paire Derrick Green - Andreas Kisser, le combo brésilien n'est pas venu sur cette tournée pour faire de la figuration ou assumer les railleries de certains. Armé d'une set-list alternant les compos les plus récentes et les hits de la " période Max ", Sepultura va tout au long des soixante minutes qui lui ont été imparties, déployer toute son énergie en pilonnant le public de sa colère. Sepultura, qui est progressivement passé du trash old-school très influencé par Slayer à ses tous débuts au hard-core ultra rugueux de son " Dante XXI ", semble avoir achevé aujourd'hui son évolution. Contrairement à une période encore récente, son show présente désormais une sacrée unité, les titres les plus anciens comme " Troops of doom " coexistant sans aucun problème avec les " Convicted in life ", " choked " ou encore " Apes of god ". Les musiciens semblent totalement décomplexés et si Paulo JR reste désespérément en retrait, Derrick et Andreas assurent le spectacle par leur présence et leur charisme. Au final, un show ultra percutant qui aura bluffé pas mal de monde et rassuré sur l'avenir de Sepultura dans lequel on espère le retour rapide d'Igor.

J'ai quelques frissons lorsque l'obscurité remplit à nouveau la salle. L'intro de " Your bedtime story … " monte progressivement tandis que derrière un rideau blanc tendu devant la scène, des ombres apparaissent. Une explosion et le rideau tombe, dévoilant les cinq suédois d'In Flames sous les accords fulgurants de " Pinball Map ". Le son est limpide et la machine suédoise s'élance pour plus d'une heure et demi de Thrash Death mélodique de la meilleure qualité qui soit. " Leeches ", " System ", " Trigger ", font exploser la fosse dans laquelle un mosh-pit s'est formé, les fans exultent et le groupe poursuit son travail de sape. D'une précision chirurgicale, la paire Stromblad - Gelote nous gratifie de plans de grattes dantesques, avec ses riffs ciselés et ses harmonies imparables tandis que la rythmique basse - batterie pilonne sans relâche. Anders Friden, campé sur le devant de la scène comme pour mieux saisir l'intensité de son public, headbangue frénétiquement, le micro vissé à sa main, tel un Jonathan Davis sous acide. Puisant dans tout son répertoire, de " Behind space ", issu de son premier album " Lunar strain " jusqu'au " Take this life " du récent et fabuleux " Come clarity ", In Flames va délivrer un show puissant et carré, presque trop … professionnel ! En effet, malgré une interprétation exemplaire et des titres d'enfer, on pourra regretter sur cette date, le manque de spontanéité du groupe visiblement vanné après une longue soirée d'aftershow la veille à Paris ! Anders le reconnaît d'ailleurs lorsqu'en voulant motiver la salle par un " You're tired or what ? ", un fan dans les premiers rangs lui renvoie un " You too ! " auquel le chanteur répondra par un " I know, I know ! " et un sourire en coin en direction de ses potes. Qu'à cela ne tienne, les suédois ont de la ressource et savent soigner leur public. Les brûlots se suivent et le public est ravi. La ballade " Come clarity " est acclamée, " Cloud connected " est toujours aussi fabuleux et l'enchaînement " Bullet ride ", " Drifter ", " Moonshield ", met tout le monde d'accord : In Flames sur scène est une machine de guerre redoutable. Ces mecs-là ne craignent personne ! La fin du show approche, et pour remobiliser un public déjà bien éprouvé par l'intensité de la soirée, Anders envoie un " Only for the weak " de folie faisant sauter toute la fosse avant qu'un final superbe composé de " Quiet place ", " Touch of red ", et le léger " My sweet shadow " n'assure un atterrissage en douceur à un public aux anges, tant la soirée fut intense. Il est minuit lorsque je reprends la route, direction Barcelone, pour la suite de la tournée … A suivre ! (YvesZ).

Setlist
DAGOBA

Intro / Die Tomorrow
The Man you'r Not
Things within
It's all about Time t
White guy 1
White guy 2

SEPULTURA
Dark wood
Refuse/resist
Convicted in Life
False
DEC
Slave NW
Troops of Doom
Buried Words
Choke
Apes of God
Breed Apart
Arise
Come back alive
Roots...

IN FLAMES
Your Bedtime Story Is Scaring Everyone - Pinball Map
Leeches
System
Trigger
Insiped 2000
Behind Space
Colony
Crawl Through Knives
Black & White
Take This Life
Come Clarity
Scream
Cloud Connected
Bullet Ride
Drifter
Moonshield
Only For The Weak
The Quiet Place
Touch Of Red
My Sweet Shadows

 

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