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CHILDREN
OF BODOM + EKTOMORF
17/01/06 - Lyon (Transbordeur)
Une grande foule se presse devant le Transbordeur. Il fait froid, il pleut,
mais on est quand même là pour le passage des finlandais
en France. Arrivé dans la salle, premier constat, concernant la
" faune " présente : une moyenne d'âge entre 15
et 17 ans (voire même Papa ou Maman venu accompagner !), une foule
de tee shirts C.O.B achetés au stand, une affolante affluence de
tee shirts Slipknot, Korn (j'aperçois même un Linkin Park
!) et autres marques de skateboard, révélant la jeunesse
du public, et le stéréotype de l'adolescent " metalleux
" : en somme, force est de constater que Children Of Bodom
attire et s'ouvre aujourd'hui vers un public plus large et plus jeune.
Une évolution commerciale, après tout comme pas mal d'autres
groupes. Il est vrai qu'entre Hatebreeder (1999) et Are you Dead Yet (2005)
réside une sacrée différence
One Man Army
And the Undead Quartet (un thrash bruyant,pas très original,..)
ouvre le bal, plutôt bien accueilli malgré un son très
moyen. Suit Ektomorf et leur TrashCore à la Soulfly (mention
spéciale au bassiste assurant le concert avec une jambe dans une
atelle, assis sur un tabouret), qui arrive à bien faire bouger
la fosse de jeunes metalleux (" ouais trop fort c'est bourrin "
).
Personnellement, je suis dégouté de devoir me taper ces
deux groupes en première partie (musicalement loin de C.O.B).
Il est 22h quand les lumières s'éteignent. Une énorme
ovation fait trembler la salle. Intro surprenante (un mix de Twist And
Shout). Alexi & Co. investit la scéne avec Living Dead Beat,
morceau du dernier album qui apparaît parfait comme introduction.
C'est parti pour plus d'une heure trente de show spectaculaire. Le grand
jeu est sorti. On découvre au milieu de la scène, entre
la batterie et le synthé, une voiture dont les phares font projecteurs,
et sur laquelle Alexi se fera un plaisir de monter. Le light show est
tout simplement superbe.
Le groupe enchaîne direct avec SixPounder. Henkka et Roope font
les churs sur le refrain. Alexi, fidèle a lui-même,
use et abuse de toutes les poses possibles et inimaginables avec ses ESP,
court et saute partout tel un Angus Young version Metal. Il en fait énormément
(voire trop), mais rien a dire, il joue carré, les solos sont rentrés
parfaitement. Après quelques mots d'Alexi (fréquence : 2
ou 3 " fuckin' "/phrase), les gars balancent Silent Night Bodom
Night, l'occasion d'admirer le duo Alexi/Janne sur le fameux passage :
rapide, propre, rien a dire. Henkka et Roope se donnent également,
arpentant la scène du Transbordeur de long en large. Une ovation
accueille les premières notes de Hate Me, hurlé en chur
par le public. La température est très haute dans la salle.
Les classiques sont appréciés. Suit We're Not Gonna Fall
(in commercial metal ?), extrait du dernier album, qui passe plutôt
bien le test du live. On passe ensuite à Angels Don't Kill, avec
ce riff lent et lourd qui fait quand même remuer indéniablement
la tête. Henkka s'aventure un peu devant la scène, au contact
du public.
Les musiciens se retirent alors (on aperçoit Alexi prenant quelques
gorgées de Jack Daniels), laissant Jaska derrière ses fûts.
Un solo de batterie pas mauvais, mais loin d'être exceptionnel,
ovationné par le Tranbordeur.
Les gars remontent sur scène ; Alexi fait applaudir encore Jaska,
qui balance ses baguettes et attaque Bodom After Midnight (encore un refrain
repris par le public). Au milieu du morceau, Jaska enchaîne, avec
sa double pédale maîtrisée, l'intro de Bodom Beach
Terror. Surprenant, mais bien pensé. On peut remarquer une similitude
de rythme avec le morceau précédent, la transition est donc
parfaite. Mais alors, le solo de Bodom After Midnight ? Ce serai dommage
de couper ainsi le morceau : les bougres nous surprennent à nouveau
en reprenant la fin du morceau, avec les solos et un dernier refrain,
scandé a nouveau par le public : " Bodom, After Midinight
Yeah Eh ! ".
C'est alors que Henkka nous adresse, à notre grand plaisir, quelques
mots en français ! " Vous êtes fatigués ? Je
compte jusqu'à trois : 1,2,3
NOOONN ! " hurle le Transbordeur,
pas fatigué, mais déjà bien transpirant. Henkka nous
présente le prochain morceau : Follow The Reaper : un excellent
morceau, bonne surprise de la set list puisque rarement joué sur
les tournées précédentes. Au premier rang, ça
devient vraiment physique (j'ai encore mal au ventre à cause de
la barrière !). Mention spéciale aux vigiles qui se sont
appliqués à faire boire les premiers rangs, merci à
eux. Devant la scène, les " slammers " tombent par grappes.
La salle est en ébullition. Et Alexi en rajoute, haranguant la
" fuckin' " foule.
Needled 24/7 ne baissera pas la tension, au contraire. Peut être
était-ce par ce que j'étais tout devant, mais le son, surtout
la voix, est par moment brouillon, empêchant d'apprécier
la voix d'Alexi sur le refrain
Les musiciens laissent ensuite Mr.Laiho et Mr.Warman s'affronter dans
le traditionnel match Guitare VS Synthé. Alexi s'assoit sur le
capot pour jouer, puis fait boire Janne pendant qu'il joue. Ce dernier
commence alors a jouer " Oops I did it again " (Britney Spears),
suivit timidement par Jaska. Alexi se met à raler, suivit par le
public qui se met à huer.
Le groupe reprend alors avec In Your Face, le dernier single en date :
encore une claque. Le morceau est percutant, fait headbanguer tout le
premier rang. Le groupe se donne à fond, headbanguant, arpentant
la scène, et perdant dix litres du sueur chacun. Les musiciens
sourient, montrent une grande complicité.
Un moment hilarant : Alexi et Roope, en plein milieu d'un morceau, jouent
face à face. Tout à coup, Roope fout une grosse baffe à
Alexi ! (genre : arrête de te la péter petit con). Ce dernier
riposte aussitôt (genre : c'est moi le leader ta gueule). Tout ceci
en jouant, et en rigolant, bien entendu !
Alexi nous dédicace le morceau suivant : Hate Crew Deathroll. Au
milieu du morceau, il essaye de faire chanter le refrain au public : la
tâche s'avère difficile (bien que mélodique, c'est
moins facile de chanter du C.O.B que Higway To Hell !).
Are You Dead Yet vient ensuite prouver que les morceaux du dernier opus,
plus trashy certes, passent définitivement le test du live avec
succès, particulièrement par ce dernier extrait, puissamment
interprété. Le groupe entier quitte alors la scène,
laissant le public Lyonnais scander " Children !Children !... ",
avant le rappel.
C'est Roope qui remonte en premier sur la scéne pour nous gratifier
d'un solo prouvant son haut niveau guitaristique, cotoyant sans problème
celui d'Alexi (voire surpassant : Roope a 10 ans de plus qu'Alexi). On
se demande alors si Roope n'est pas frustré de ne jouer que la
rythmique dans C.O.B
Le Hate Crew reprend alors avec Lake Bodom,
un classique acclamé par la foule en ébullition à
nouveau. Alexi abuse toujours de ses poses, mais il est toujours irréprochable
techniquement (peut être une tendance à abuser du vibrato
et sauter quelques notes ? un détail
). Suit le lent et lourd
Every Time I Die : Alexi monte sur le toit de la voiture, Henkka et Roope
headbanguent à mort, les premiers rangs aussi. Un morceau puissant
malgré son tempo plus lent. Janne entame alors la fameuse intro
de Downfall. Alexi et Roope s'amusent alors à envoyer des riffs
célèbres de Motley Crüe, Judas Priest, Dio
Je
doute fortement que le jeune public ait reconnu ces quelques classiques
Finalement,
Alexi balance le riff de Downfall, pour finir en beauté un concert
de plus d'une heure et demie. Les musiciens saluent, serrent les mains
des premiers rangs. Un show vraiment exceptionnel offert par les finlandais
ce soir : mise en scène travaillée, light show monstrueux.
On reprochera juste un son parfois brouillon, notamment pour la voix,
Et une première partie à chier (selon moi
). Une set
list qui, bien que desertée par les titres de Hatebreeder, se défend
bien par les nouveaux morceaux, même s'il ne seront jamais des classiques
comme Towards Dead End et autres Warheart, au desarroi des premiers fans.
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(tigrunge)
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tigrunge@hotmail.com

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OBITUARY
+ SAMAEL + MAROON
14/01/06 - Limoges (CC John Lennon)
Org : Execution Management
Ils sont là!! Après une tournée des festivals d'été
qui a tenu toute ses promesses (et même au-delà!), le "Frozen
in Time Tour" arrive enfin en Europe pour briser quelques nuques
au passage! Affiche hétéroclite puisqu'aux côtés
des Floridiens on a droit aux Allemands de MAROON qui font dans le "straightedge"
hardcore et aux Suisses de SAMAEL et leur dark electro Metal qui se combine
plutôt bien avec le froid glacial qui règne dehors! Organisé
par Exécution Management, c'est un public conséquent qui
va se presser dans le CC John Lennon, où l'on retrouve les habitués
des concerts de la région mais aussi des metalleux venus de Bordeaux
ou de Lyon! C'est dire si le retour des pionniers du Death Metal étaient
attendus, car vu l'ambiance au final c'est bel et bien avant tout pour
eux que la majorité du public s'est déplacé ce soir!
Bonne surprise
avec MAROON puisque bien que classé comme un groupe de metalcore,
on a droit pour l'essentiel à un paquet de riffs et de tempos typiquement
thrash! Et c'est pas pour me déplaire
En plus le groupe apparaît
heureux d'être sur scène, il faut dire qu'une telle tournée
devrait bien booster leur popularité! On a droit dans la fosse
à la joyeuse compagnie de coreux adepte de violent dancing, no
prob quand ils font ça avec un groupe de metalcore, plus gavant
de les revoir mouliner à tout va avec OBITUARY
En tout cas
une très bonne prestation avec des musicos bien en place et un
chanteur à la hargne maîtrisé! La soirée est
lancée
Set List
MAROON :
Intro/Endorsed
Watch It
Shadow
Intro/Worlds Havoc
Without A Face
If I Loose
At The Gates
Intro/Götterd
Changement
total d'ambiance avec SAMAEL que l'on retrouve en France après
leur date de l'été dernier au Fury Fest. La qualité
de leur set avait alors fortement pâti de la médiocrité
sonore de la salle de la Rotonde, sans oublier le fait que le groupe jouait
le dimanche après-midi où le planning était ultra
chargé (voir live report)! Le fait de les retrouver ce soir avec
des conditions de jeu optimales est donc une très bonne chose,
car même si sur album leur dark electro ne me transcende pas plus
que ça, sur scène ça passe toujours plutôt
bien! Surtout que ce soir on aura droit à un set privilégiant
les morceaux les plus péchus, comme avec Baphomet's Throne. Mais
je ne me ferais décidemment jamais à l'absence de batterie,
que tous les samples du monde ne remplaceront jamais, même pas l'hyperactivité
du bassiste :-) L'ambiance retombe inévitablement d'un cran, ce
qui n'empêche pas au public d'être très attentif et
aux nombreux fans de savourer pleinement l'instant présent!
Set list
SAMAEL
Heliopolis
Inch'allah
Reign Of Light
The Cross
Telepath
Oriental Dawn
Baphomet's Throne
Rain
Jupiterian Vibe
Nautilus & Zeppelin
On Earth
Moongate
Chosen Race
My Saviour
Passons maintenant
au gros morceau de la soirée! Désormais traditionnelle entrée
sur scène avec "Redneck Stomp", l'intro instrumentale
du dernier album. Et ça le fait vraiment! Surtout cet été
lors des festivals (voir live report du Fury
fest et du Metalway)
où le public se lâchait comme il se doit entre les breaks!
Derrière cette intro on a d'ailleurs droit au même enchaînement
que sur le début de Frozen in Time, avec "On the floor"
et surtout "Insane" qui s'affiche d'or et déjà
comme un classique indétronable! La preuve vivante que l'on peut
encore faire du Death qui décolle la tapisserie sans rajouter des
tonnes d'effets! La suite ne laissera place à aucune surprise majeure
dans la setlist mais quels morceaux! Les reformations de combos sont souvent
critiquées (parfois à juste titre) mais là quel bonheur
de revoir les frères Tardy à fond les manettes avec un John
encore une fois totalement possédé derrière son micro!!
Seules les pauses assez longue entre certains morceaux coupent un peu
le rythme mais comment rester serein lorsque l'on débute un tube
comme "Threatening skies"?!!! Le groupe est en pleine tournée
et on ressent au début du show une fatigue apparente, notamment
du côté du père John mais il va quand même assurer
comme une bête, à l'image de l'ensemble du groupe
avec
un bémol pour Allen West qui semble complètement en dehors
du coup, le regard fuyant bref le mec peu concerné
ce qui
ne l'empêche pas d'assurer ses solos de manière convaincante!
Mais on se dit que son avenir au sein du groupe semble assez incertain
après être passé tout près de l'éviction
il y a quelques mois suite à ses problèmes d'alcool
De son côté Franck Watkins traîne sa lourde carcasse
à travers la scène pour rejoindre un Trevor Peres qui va
bientôt marché sur sa barbe si ça continue!
Après un nouveau break où le groupe quitte la scène,
début de solo de batterie sur Lockjaw, avec un John Tardy qui se
placera au côté de son frère Donald pour ne pas le
lâcher des yeux pendant tout le solo! Puis intervient le road batterie
pour compléter le tout en frappant sur des fûts disposés
sur le côté de la batterie! Vraiment excellent surtout que
derrière on enchaîne avec un "till death" d'anthologie!
Sur la rythmique d'intro de slow death, cette fois c'est les deux frangins
qui vont frapper sur les fûts comme des forcenés! Vraiment
excellent et ce n'est que quand John annonce qu'ils vont jouer un morceau
de leur tout premier album que l'on se dit que la fête touche à
sa fin mais bon Dieu que c'était bon! Slowly we rot
Slowly
we dwell!!! (Fully) ps : Thanks to Bruno, Steph et tout le staff d'Execution
Management!
Set List
OBITUARY :
Redneck Stomp
On The Floor
Insane
Chopped In Half
Turned Inside Out
Back Inside
Threatening Skies
By The Light
Dying
--
Kill For Me
Solid State
Stand Alone
--
Solo Batterie/Lockjaw
Till Death
Slow Death
Slowly We Rot

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AFTER FOREVER
+ NIGHTMARE + MAGICA + MYSTRIA
16/02/06 - Montpellier (Rockstore)
Org : Garmonbioza
Arrivée très en retard (19h30 c'est tard au Rockstore),
je n'ai pas pu assister au set de Mystria en entier. Les ayants
vu récemment au Cargo à Montpellier, j'ai pu constater le
travail réalisé. Au rockstore, chez eux, le groupe a pu
exprimer son heavy/thrash comme il l'entendait. A très bientôt,
comme pa exemple le 25 mars à l'Antirouille.
Ensuite vint
le tour de Magica, jeune groupe roumain tout à fait prometteur.
D'entrée, il nous balance un set à la fois technique et
puissant. Ce qui m'a agréablement surprise c'est la qualité
vocale de la chanteuse. La soirée étant marqué par
des reprises, c'est avec grande attention que l'on écoute la reprise
de "Nemo" de Nightwish, magnifiquement interpreté, même
si le choix parait logique. Ana relève le défit de faire
aussi bien que Tarja, à la plus grande joie du public. Magica,
c'est... magique !! Un groupe a surveiller, si vous appréciez Nightwish,
Within Temptation ou After Forever. [ lire
l'interview ]
Juste le temps
de jeter un oeil au stand du label Underlass (coucou Jerome !!)
et Nightmare monte sur scène pour défendre son nouvel
album. N'ayant jamais jeté une oreille attentive sur le combo Grenoblois
(honte à moi, je sais...), ce fut avec un réel étonnement
que je découvrais ce "vieux" groupe. Ils nous ont délivré
un set digne des plus grands avec une présence scénique
énergique et un très bon son qui personnellement m'ont ravie.
De plus, dans la logique de la soirée Nightmare nous a sorti
une reprise, d' "Aces High" de Maiden qui m'a laissé
bouche-bé.. Avec un show pareil, il ne reste plus qu'une chose
à faire, aller chez mon disquaire ratrapper le temps perdu !!
Après
toutes ces émotions un verre et le bien venu, surtout que le dernier
album d' After Forever est bien plus puissant que leur précédent
et j'attendais avec impatience de voir le résultat sur scéne.
Je ne fus pas déçue car les premiers morceaux délivrent
LA puissance que j'avais espéré. La cerise sur le gâteau
fut l'énorme light show déployé pour les Hollandais,
qui je peux l'affirmer, ont baigné durant ton monde féerique
fait de lumière plus belles les unes que les autres !!! Les morceaux
déboulent à toute allure sans qu'il n'y ai rien à
redire. After Forever en profite pour ménager sa chanteuse avec
une reprise de Metallica ("For whom the bells toll") qui déclenche
le plus gros pogo de la soirée
. Et là on me tape sur
l'épaule, Magica m'attend pour réaliser une interview,
arghh !!! Encore dans l' excitation du morceau, je dois m'eclipser et
ne pas faire attendre les Roumains qui doivent rejoindre Verone (en Italie)
juste après . Une demi-heure plus tard et apres avoir salué
(et féliciter) les musiciens de Nightmare, je redescends
à toute vitesse voir la fin du concert. Mais tout a été
très vite et j'ai juste le temps d'apprécier les ultimes
titres et les lumières se sont rallumées. Il était
23 h 30 quand cette super soirée c'est terminée. Un grand
merci à l'organisation pour nous avoir proposé une si belle
affiche. (Thrash Eliott)

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CHOC FRONTAL
FEST
11/02/06 - Saint Etienne (parc des expos)
Org : Choc Frontal
Première édition à St Etienne du CHOC FRONTAL FEST
menée de main de maître par la toute jeune association du
même nom (http://choc.frontal.free.fr).
Le Hall C du parc des expos de St Etienne, qui accueille bon nombre de
concerts, a vu s'affronter le vendredi soir PSYKUP, INHATRED, AABSINTHE
& WHISPER X. Pas là pour vous en parler, car seulement présent
pour la date du lendemain, avec rien moins que BENIGHTED et KRONOS rassemblé
sur la même affiche!! Et quand on connaît le potentiel live
de ces deux groupes, il y a de quoi s'en délecter d'avance! Avec
une "surprise" attendu en fin de set, pas difficile à
deviner pour ceux qui ont pu découvrir le dernier BENIGHTED où
déjà vu les deux groupes sur la même affiche;-) On
retrouve également les lyonnais de DESTINITY, et ainsi pouvoir
apprécier le rendu live du tout récent "Synthetic Existence".
Avec BENIGHTED, les autres locaux de la soirée sont WINDS OF TORMENT,
jeune groupe de death mélodique à l'origine de ce concert
via l'association Choc Frontal.
Un seul regret,
celui de ne pas avoir emmené un bonnet et des moufles, car la salle
aurait très bien pu être renommée hall frigorifique
tant la température était glacial à l'intérieur!
Du coup on ne s'impatientera qu'un peu plus que tout commence pour que
les groupes puissent enfin faire remonter la température!
C'est à la minute près sur l'horaire prévu que WINDS
OF TORMENT (www.windsoftorment.fr.st)
va investir la scène, pour un set de 45 minutes qui permettra de
se faire une idée sur leur prochain album à venir sur le
label hollandais Mascot Records! Le groupe est en effet sorti vainqueur
du tremplin co-organisé par le label et Rock Hard à la Loco
en avril dernier. Avec déjà bon nombre de concerts à
leur actif, le groupe apparaît convaincant sur scène avec
un death metal fortement marqué par la scène suédoise.
Peut-être un set un peut long pour un premier groupe avec juste
une démo 4 titres à son actif, mais le thermomètre
commence à monter doucement mais sûrement
Après
un rapide changement, DESTINITY (www.desinity.net)
va durcir le ton dans un style qui évolue désormais dans
les sphères d'un death metal moderne et bien rentre dedans. Mick
se démène comme un beau diable, au milieu de musiciens un
brin poseurs (mention spécial au bassiste lol). Mais ça
permet de faire de belles photos! ;-) côté batteur ça
envoi aussi sévère! On en prend plein les esgourdes et ça
fait vraiment du bien! Les titres du très bon "Synthetic existence"
passe vraiment bien, et reçoive un accueil des plus chaleureux
de la part d'un public de connaisseurs venu là pour faire la fête!
La température n'est plus un problème, surtout pour les
quelques éléphants roses qui se baladent ici et là!
[ lire l'interview
]
Après
les avoir vu à Bidache pour les vingt ans de Killers en novembre
2004, il me tardait de revoir KRONOS (www.kronosbrutaldeath.free.fr)!
Ils avaient alors joué en compagnie des espagnols d'AVULSED (avec
au chant le boss d' Xtreem Music l'actuel label de KRONOS) pour une soirée
de folie! Sur scène c'est simple on a à faire à une
véritable machine de guerre avec des musicos vraiment mortels qui
savent mettre le feu. La scène appartient à tout le monde
et les slammeurs fous sont les bienvenus! J'ose pas imaginer ce que ça
pourrait dans une enceinte de festival devant quelques milliers de fous
furieux! J'en rêve presque la nuit :-) Julien de BENIGHTED viendra
même pousser la chansonnette sur un morceau! Si vous avez la moindre
occasion de voir ce groupe live, foncez !!! [ lire
l'interview ]
Set
List Kronos :
Intro
Bloodtower
Submission
Opplomak
Mashkhith
Monumental
Haterealm
Eaque
Aeternum
Nordik
Colossal
Kronos
Pour BENIGHTED
(www.staybrutal.com),
ils jouent à la maison et le public va leur délivrer un
accueil vraiment magistral!! Grosse boucherie sur scène de bout
en bout, dans la juste lignée de KRONOS! Le bassiste n'hésite
pas à arranguer la foule à foutre encore plus le bordel!
"Identisick" est bien représenté ce soir, sans
oublier les ICP, Insomnies et autre Stay Brutal. Final apocalyptique avec
la reprise de NAPALM DEATH "Suffer the Chilren" avec Chris de
KRONOS comme sur le bonus du dernier album. La scène va être
totalement envahi avec la formation d'un second pit! Un final grandiose
qui est une juste récompense pour tous les groupes et l'asso Choc
Frontal. Le public a répondu présent et cela devrait inciter
à remettre le couvert prochainement! Car des soirées comme
ça ne font pas regretter la longue route du retour, chauffage à
fond!!! (Fully) ps : thanks to Alban & Choc Frontal... [ lire
l'interview BENIGHTED ]
Set
list Benighted :
Identisick
Bestial breeding
Mourning Affliction
Collapse
Nemesis
ICP
Insomnies
Ransack the soul
Spiritual Manslaughter
Stay Brutal
Ftus
Iscarioth
---
The twins
Suffer the children

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AFTER FOREVER
+ NIGHTMARE + MAGICA
19/02/06 - Lyon - Ninkasi Kao
Org : Goliath
Nouveau report de la tournée commune entre AFTER FOREVER, NIGHTMARE
et MAGICA sur leprozy! Cette fois à Lyon au Ninkasi Kao, salle
qui a pour particularité de proposer sa propre bière brassée
avec amour sur place (et vraiment excellente!). Cette date se trouve être
la dernière des trois semaines de la tournée, et qui dit
dernière dit généralement lâchage sur scène
(voir report de Therion à Toulouse en 2004!).
Quand j'ai
lu le report de Miss Thrash Eliott de la soirée de Montpellier,
je me dis que décidemment il y a du boulot pour parfaire son éducation
métallique!! ;-) La preuve avec le premier groupe à l'affiche
ce soir : MAGICA. Distribué en France par Underclass, j'avais reçu
il y a quelques temps leurs deux premières prods à chroniquer,
qui ne m'avaient déjà pas vraiment emballées
mais
en live mouarfffffff!! Je me souviens rarement avoir tant rigolé
en voyant un concert! Ce groupe roumain officie dans la mouvance Nightwish
(on a droit à la "reprise" de Nemo) mais avec des compos
olé olé. Premier prix du grand n'importe quoi décerné
au clavier, d'où sortait des sonorités vraiment atroces
qui plus est omniprésentes puisque utilisé en remplacement
d'une guitare, je vous laisse imaginer le résultat
La chanteuse,
qui semble sortit tout droit de la Star Ac version roumaine, y va de ses
petits sautillements sans parler des poses du bassiste version XXXL qui
avec mes collègues nous ont vraiment achevées! Du bar c'était
encore plus marrant! Franchement comment un tel groupe peut-il décrocher
sa place sur une telle tournée?? Vraiment désespérant!
Pour moi MAGICA ne rime pas vraiment avec magique, mais plutôt avec
tragique
;-)
Allez on va
oublier ce jeu de massacre pour nous consacrer au gros morceau de la soirée,
à savoir NIGHTMARE!! La dernière fois que je les avais vu
c'était lors de la première édition du Metallian
Tour et j'avais alors trouvé leur prestation très bonne.
Mais depuis il faut avouer qu'ils ont vraiment franchit un cap! D'autant
qu'ils ne jouent pas sur leur anciens titres puisque seul "Power
of the Universe" sera de la partie! Appréciant pour ma part
moyennement sur album, sur scène on passe un très bon moment
avec un groupe au taquet et un chanteur qui garde toujours le sourire!
Sur "Mind Matrix Schizophrenia", les membres d'After Forever
viendront sur scène pour chanter le refrain. Sortie sur la reprise
de Maiden "Hallowed be thy name", plus ou moins discutable selon
les goûts
perso j'aurais préféré un de
leur ancien titre mais bon ici ça le fait quand même!
AFTER FOREVER
quand à eux m'auront laissé une impression mitigée.
Sur scène cela reste très prenant avec d'excellentes compos
et un groupe rodé à cet exercice
un peu trop même
car il y a limite foutage de gueule avec le chant de Floor!! Une bonne
part est entièrement samplée et une fois que l'on s'en ait
aperçu (c'est à dire très rapidement!) cela fout
en l'air une bonne partie du show. On a droit aux deux reprises joués
alternativement sur le reste de la tournée. La première
en milieu avec Metallica et "From whom the bells tolls" et celle
d'Europe "The Final countdown" en final avec tous les membres
des autres groupes présent sur scène! Et bien sûr
déguisés avec les moyens du bord, mention spécial
au bassiste de Magica qui s'est mis un sac sur la tête (lol) et
à Jo Amore qui est venu avec une serviette de bain autour de la
taille et à bien failli se la faire arracher!
Une soirée
où le public aura répondu présent mais qui au final
s'avère assez décevante
même si le jeune public
présent semblait ravi à l'image de Thrash Eliot sur la date
de Montpellier! (Fully) ps : thanks to Cindy & Goliath

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SOULFLY
+ DEFDUMP
22/03/06 - Toulouse, Salle des fêtes de
Ramonville Org : Bleu Citron / Le
Bikini
Dernière date française de ce " Hostage tour ",
le show de SOULFLY à Toulouse se présente sous les meilleurs
auspices. D'abord parce que comme sur une bonne partie de la tournée,
la salle affiche complet, ensuite parce que le plaisir de voir SOULFLY
dans la ville rose sera doublé cette année, le groupe étant
annoncé avec HATEBREED en ouverture de KORN le 30 mai prochain
au Zénith. Que du bon pour commencer la soirée.
Après une bonne bière en compagnie de Phil, histoire de
récupérer du trajet dans le désormais célèbre
Kangoo Metal Hammer édition limitée, nous voilà plongés
dans le grand bain avec l'arrivée sur scène de DEFDUMP.
Remontés comme des réveils, les quatre luxembourgeois vont
déployer pendant 45 minutes, une énergie incroyable illustrant
à merveille leur Métal chaotique et déjanté
dont DILLINGER ESCAPE PLAN semble être la principale source d'inspiration.
Malgré une bonne volonté évidente et une maîtrise
parfaite de leur sujet, les quatre hystériques auront du mal à
convaincre un auditoire qui s'est visiblement uniquement déplacé
pour SOULFLY.
La preuve en est faite dès que les lights s'éteignent à
nouveau et que SOULFLY apparaît sur les premiers accords de "
Babylon ". La fosse explose en un instant. Un constat s'impose, le
public de SOULFLY rajeunit d'une tournée à l'autre et l'énergie
développée par les kids est impressionnante. Pogos, stage-diving,
crowd surfing, jumping, tous les rituels des mosh-pits sont passés
en revue. La température monte au fil des riffs, et le spectacle
est de taille depuis le balcon.
" Prophecy " puis " Seek and Strike " sont envoyés
comme des balles, suivi d'un sanglant " Living sacrifice ".
Max, qui fait de plus en plus pensé à un survivant de l'apocalypse
avec ses dreadlocks déglingués, sa barbe et son look débraillé
semble visiblement ravi de l'effet qu'il produit à chacune de ses
sollicitations sur le public, qui lui mange dans la main.
Planté derrière son micro dans son maillot du stade toulousain,
il headbangue comme un forcené tandis que son fidèle lieutenant
Marc Rizzo nous gratifie de plans de gratte de folie. Que ce soit en rythmique
ou en solo, son travail est colossal et on regrette parfois que Max ne
soit pas un peu plus appliqué dans son jeu, trop chaotique, ce
qui soutiendrait encore le garçon dans ses solos et donnerait encore
plus de pêche à l'ensemble.
Qu'à cela ne tienne, la cohésion du groupe ne souffre aucune
critique. Sur une scène très dépouillée et
des lights minimalistes, SOULFLY anéantit tous les grincheux avec
ses deux points forts : le charisme de son leader et des compos en béton
taillées pour la scène. Après " Living sacrifice
" qui fait de sérieux dégâts dans les premiers
rangs et un " Roots " monstrueux placé très tôt
dans le set, le groupe avive le feu de l'enfer avec l'enchaînement
de " Territory ", " Arise again ", " Carved inside
" et " Tribe ". Une chose est sûre, les morceaux
de " Dark Age ", le nouvel album, sont calibrés pour
le live, et leur puissance rappelle les premières amours de Max
pour le trash sans concession. Cet album est un pur bonheur et son interprétation
sur scène est énorme.
Après un intermède salutaire constitué d'un solo
de batterie et de percussions sur lequel Max invite un fan à partager
ses baguettes, le chaos reprend avec un " Frontlines " qui n'aurait
pas dépareillé sur un " Beneath the remains "
! Marc Rizzo envoie des riffs de la mort avec une précision diabolique
et ses solos techniquement très au point relèvent encore
la qualité des compos de SOULFLY.
Arrive alors un des moments d'anthologie de la soirée, le surpuissant
" Back to the primitive " enchaîné avec "
I and I " sur lequels la fosse explose. Max contemple son uvre
avec un rictus aux lèvres et booste encore son public par ses nombreuses
interventions.
Le final est tout aussi détonnant, avec le surpuissant " The
song remains the same " joué pied au plancher, suivi en rappel
par le fameux " Eye for an eye " qui parachève le set.
SOULFLY a encore une fois frappé fort et l'imagerie tribale du
groupe ne doit tromper personne. Sous ses airs déglingués,
Max bouillonne d'inspiration et est un front-man de premier ordre à
la tête d'une machine de guerre. Vivement le prochain concert avec
KORN. J'ai déjà mon billet en poche ! JUMP IT UP !!!!!!!!!!!
- (YvesZ) -
Setlist
:
v Babylon
v Prophecy
v Seek and strike
v Living sacrifice
v Roots
v Jump the fuck up / Bring it
v Fire
v Territory
v Arise again
v Carved inside
v Tribe
v Drum solo
v Frontline
v Primitive
v I and I
v The song remains insane
v Eye for an eye

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IMPALED
NAZARENE + DARKRISE + RESURRECTURIS
16 avril 2006 - Toulouse - Ramonville (Havana
Café) Org : Havana Café
Un week end de Pâques, ponctué par un show d' IMPALED NAZARENE
n'est pas chose courante dans une vie
c'est même miraculeux
dans le contexte actuel (annulation par l' AGRIF "
uck "
du concert des Finlandais au festival Metal Therapy la veille)
Si l'on peut retirer, égoïstement un point positif à
cela, c'est que pour cette date toulousaine, le groupe est remonté
à bloc et encore plus enragé que d' habitude.
Notre arrivée
au Havana Café (qui n' en a rien d'un d'ailleurs car c'est plutot
une grande salle de concert) est synchronisée avec le début
du set des chanceux RESURRECTURIS, qui se sont vue rajouté à
cette tournée européenne. D'origine Italienne, cette formation
thrash/death nous a carrément mis en forme avec des compositions
directes et surtout avec la presence du charismatique Jarnos (chanteur/
guitariste), qui le sourire en coin, a charmé le Havana. L'anecdotique
reprise du " Chaos AD " de Sepultura a permis au groupe de conforter
sa position vis à vis du public. Mais ne dénigrons pas leur
propre répertoire car il tient largement la route dans un genre
proche d'un Slayer survitaminé. RESURRECTURIS nous a prouvé
qu'ils n'avaient pas volé leur place sur cette tournée.
(http://www.resurrecturis.com).
Autre surprise, avec l'arrivée de DARKRISE sur les planches, qui
du coup a rameuté un peu plus de monde devant la scène.
J'avais découvert ce groupe Suisse lors de la sortie en autoproduction
de leur 6 titres " Slaves of Death " en 2001, qui laissait présager
le meilleur pour la suite. Et je peux vous dire que c'est le cas, au regard
de leur prestation de ce soir. Je tiens à préciser qu' entre-temps
DARKRISE a sorti un premier album, " Massive Retaliation " (2003),
distribué par Deadsun Records en France. Mais revenons à
la soirée
Deja techniquement, ces gars-là sont des monstres !! Il me rappellent
nos frenchies de KRONOS, tant musicalement qu'au niveau de l'attitude
En 40 mn, on a pu faire l'inventaire de leur savoir-faire scénique
et de leur aisance instrumentale (avec une attention particuliere à
l'époustouflant bassiste !). Certain pourront trouver cette musique
trop alembiquée et poussive à la longue mais DARKRISE a
eu l'intelligence d'intercaler des rythmiques plus simples dans leurs
morceaux, ce qui a permis de fideliser le public devant la scène
(rappelez-vous qu'ils sont là avant tout pour voir IMPALED NAZARENE
et pas forcement attirés par du death technique). Pas de reprise
pour DARKRISE mais ils nous ont joué une paire de titres qui figureront
sur leur prochain album à paraître en 2006, et nommé
" Unbeliever ". (http://www.darkrise.ch)
Comment allaient
réagir IMPALED NAZARENE suite à leur récente "
éviction " du Metal Therapy Festival ? N'ont t'ils pas une
certaine rancur vis à vis de l'état Français
qui les persécute à chaque tournée (rappelez-vous
l'épisode avec les Renseignements Généraux, en 2000)
? Vont t'ils se lacher pleinement sur scène pour exterioriser leur
rage ou au contraire nous bouder ? Autant de questions qui donnaient un
caractere vraiment spécial à cette étape Toulousaine,
de plus en période de Pâques
Musicalement parlant,
le groupe vient de sortir un sacré album (" Pro Patria Finlandia
" - 2006) que l'on pourrait rapprocher de " Nihil " (1999),
à savoir un concentré d' hyper-violence sauvagement maîtrisée
(rien que ça !!)
"The European Take Over 2006"
a démarrer début avril, ce qui a permit aux Finlandais de
se familiariser avec les nouvelles compos. Pas de fioriture, la bande
à Mikka arrive sur scène avec la ferme intention de nous
détruire le cervau à défaut des oreilles car le son
est assez faiblard sur les deux premiers titres. Ce probleme, rapidement
résolu, n'a pas eu d'incidence sur l'entame du set. Si la part
belle est faite sur le nouvel opus, c'est un bon résumé
de leur discographie qui nous est proposé. IMPALED NAZARENE passe
allègrement d'un " We're Satan Generation " à
" Armagedon Death Squad ", sans délaisser les classiques
que sont " Total war - Winter war " ou le désormais indispensable
" The maggot Crusher " , le tout en ne nous laissant aucun répis
entre les morceaux.
L'énergie dégagée par le groupe se communique rapidement
à tout le Havana Café (leur bassiste Arc V 666 ne s'économisant
pas, le bougre !!) et les nombreux slammeurs s'en donnent à cur
joie, certain en profitant pour " brailler " des refrains dans
le micro de Mikka qui s'en amuse. Au fil des nombreuses tournées,
IMPALED NAZARENE s'est vraiment amélioré en nous distillant
un set hyper carré mais toujours très " rock n' roll
". Ce sont, à mon avis, les Motorhead de l'extrême !!
Si les ryhtmiques sont dignes d' un rouleau compresseur (ça on
le savait deja), on a pu également remarquer que l'apport de solos
de guitares, techniques et précis, sont vraiment les bienvenues.
Aucune allusion à leurs péripeties actuelle n'est à
noter, même si l'on sent le groupe bien remonté par ce genre
de censure, mais apparement (et tant mieux finalement) ils ont préferé
repondre par leur musique plutot que de se lancer dans des commentaires
inutiles. Faut dire que les paroles suffisent à elle-même,
non ? - (Impalos Nazarenitos) -

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IMPALED
NAZARENE + DARKRISE + RESURRECTURIS + DEADALION
21 avril 2006 - Perpignan (le Crock More)
Org : Le Crockmore
17h, départ de Montpellier. Nous filons à Perpignan pour
cette grosse soirée Black Metal. Au Crock More. Arrivés
dans Perpignan, nous tournons en voiture pour trouver la salle, lorsque
nous apercevons au bord de la route trois metalleux : nous nous arrêtons
donc pour demander la route à ces trois messieurs
qui n'étaient
autres que Mika Luttinen et ses acolytes !!! C'est donc Impaled Nazarene
eux-mêmes qui nous indiquent le chemin du Crock More !
On se gare, on boit quelques bières, et nous voici enfin dans le
lieu de l'action. On commence sérieusement à se demander
si les musiciens et leurs équipes ne sont pas plus nombreux que
le public
qui finalement arrive peu a peu.
Ambiance très conviviale, tout le monde est dehors, dans la petite
cour, même les musiciens. J'en profite pour taper la discute 5 minutes
au hurleur de Imp.Naz, et vers 21h30 le concert commence.
C'est les français
de DEADALION qui ouvrent le bal devant une salle peu remplie
un black
metal plutôt bien carré et bien envoyé, manquant peut
être de puissance (un batteur parfois approximatif
) et d'originalité.
A part le bassiste/chanteur, les guitaristes restent assez statiques sur
scène, concentrés sur leurs manches. Une bonne petite mise
en bouche.
Ce sont ensuite
les italiens de RESURRECTURIS qui déboulent sur scène, torse
nu, haranguant la salle qui se remplit peu à peu. Les gars se donnent
à fond : le bassiste et le guitariste arpentent la petite scène,
hurlent les paroles. J'avais déjà jeté une oreille
sur leur dernier album, et en live ça envoie encore plus : un Death
Metal plutôt technique qui part aussi bien dans des riffs Thrash
que Hardcore. Une prestation très énergique et puissante.
Le guitariste et le bassiste remuent et headbanguent dans tous les sens
leurs crânes rasés. Ils semblent connaître parfaitement
leurs manches et leurs riffs, montrant une bonne maîtrise de leurs
instruments. Leur musique est très agressive mais assez variée,
ce qui rend ce groupe très appréciable. Le public commence
a se rapprocher de la scène (Hop, je lance le pogo !), et ovationne
les italiens, qui finissent leur set tout transpirants mais contents de
l'accueil.
Petit temps
mort encore entre les groupes, le temps de parler 5 minutes avec le chanteur
de
Resurrecturis, et c'est au tour du groupe Suisse DARKRISE d'investir la
scène. Cette fois on passe dans un registre très lourd :
du Death Metal assez brutal, mais toujours maîtrisé. Un bon
batteur, qui blaste à fond la caisse (double grosse), et qui fait
bien entendre sa double pédale. Autre point fort du groupe : les
deux guitaristes chantent, ce qui rajoute encore de la puissance. Question-réponse
ou churs, leurs voix Death (assez similaires) nous remue le ventre.
Une prestation très musclée, un bon groupe de Death Metal
(qui en plus nous parle en français) , qui fait encore monter la
température d'un cran.
Et nous voilà
proche du final. Mika se grille une dernière cigarette dehors,
pose son chapeau de cow-boy, et les IMPALED NAZARENE investissent la scène
du Crock More. Les ayant vus au Rockstore deux ans auparavant avec un
son complètement pourri, j'espérai trouver ici un bien meilleur
son : je ne suis que très moyennement satisfait, le son reste assez
brouillon, et la voix ne s'entend pas très bien. J'irai presque
jusqu'à admettre que les groupes précédents avaient
un meilleur son. Mais les finlandais sont là ce soir, devant nous,
a coté, sur la petite scène de Perpignan, et la machine
de guerre est lancée ! C'est le premier titre du dernier opus,
" Weapons To The Tame A Land ", qui ouvre les hostilités.
La couleur est annoncée. Puissance, rapidité, violence,
hargne : ils ne font pas semblant. " Let's Fucking Die " continue
de faire pogoter une dizaine de chevelus enragés, suivi par "
Goat Sodomy " du dernier album. C'est Onraj 9mm (guitare) qui appuie
les churs. Le public exulte, headbangue, hurle. Mais notons qu'il
faut bien connaître les morceaux pour pouvoir les reconnaître,
tant le son est moyen. Il est difficile de distinguer les riffs de guitares.
Pas le temps de respirer, les tueries s'enchaînent : " Tribulation
Hell ", " Zero Tolerance ", " Sadhu Satana ",
pendant lequel deux fans montent sur scéne pour hurler le refrain
dans le micro du gratteux. Je me déplace dans la salle pour tenter
de mieux entendre. Il est vrai que devant les amplis on entend mieux les
guitares, et on apprécie plus les solos de Tuomio. Rep Misanthrope
continue à tirer la tronche derrière sa batterie, tout en
blastant et frappant dans tous les sens. Techniquement irréprochables,les
gars se donnent à fond, jouant avec le public aglutiné à
la scène. Moments forts : " Armageddon Death Squad "
et "The Lost Art Of Goat Sacrificing", qui provoquent des vagues
de folies dans le public. Une surprise : " Humble Fuck Of Death ",
extrait de l'album Absence Of War
, jusqu'à présent
rarement joué, et quel dommage ! On regrettera quand même
l'absence de " Satan Generation ", et du morceau " Absence
Of War ".
Le groupe termine avec " Winter War " et remballe, visiblement
content de l'acceuil du Crock More, a moitié plein ce soir.
Une bonne soirée dans une ambiance très conviviale, et encore
une impressionante démonstration de Nuclear Metal Finlandaise,
même si le son n'était vraiment pas très bon.
Reste la question
du public : est il normal que quand une tournée internationale
avec un groupe phare de la scène Black Metal passe dans le sud,
seulement 50 personnes viennent au concert ? Un milieu trop Underground
? Pas assez de promo ? Plus de metalleux passionnés ? Mais ceci
est un autre débat
- (Bruno) - Tigrunge@hotmail.com

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FEAR FACTORY
+ MISERY INDEX
28 avril 2006 - Toulouse, SDF Ramonville
Org : Le Bikini / Bleu Citron
Toujours à la pointe de l'info, leprozy.com a une fois de plus
déployé les grands moyens en mobilisant son staff sur un
évènement majeur de ce beau printemps 2006, la tournée
européenne de Fear Factory. C'est ainsi que six jours après
un show dantesque à Bordeaux, couvert par mon acolyte Fully, je
me rendais à la salle des fêtes de Ramonville pour couvrir
une seconde date française des cyber-thrasheurs californiens.
Contrairement au show de Soulfly un mois plus tôt, la salle est
loin d'être pleine mais le public est largement composé de
die-hard fans trop heureux de revoir Fear Factory renaître de ses
cendres et leur faire l'honneur de se produire dans la ville rose.
Tandis que je me remets de deux heures de route avec une bonne bière,
Misery Index débarque sur scène. Gonflés à
bloc, les quatre teigneux de Baltimore donnent le ton de la soirée
: Brutale ! Armés de compos plombées et aidés par
un son d'enfer, Misery Index va durant les quarante minutes de son set,
pilonner l'assistance avec son Death Grind de grande qualité et
sans concession. Axant leur set sur l'ensemble de leur discographie, désormais
conséquente, les américains vont nous assener quelques perles,
dont un " conquistadores " fulgurant, issu du nouvel album "
Discordia " à paraître courant mai 2006. Mené
par un Jason Netherton, le bassiste chanteur au regard totalement halluciné
lorsqu'il prend le micro, Misery Index est une tuerie sur scène
et le prouve encore une fois ce soir.
Mais le gros morceau de la soirée, c'est évidemment Fear
Factory, dont la reformation en 2004 n'en finit pas de ravir les fans,
tant ses deux dernières réalisations discographiques font
oublier les errances de la fin de l'ère " Dino ". C'est
avec grand enthousiasme que le public va accueillir l'extinction des lumières
et que retentit l'intro du show, à savoir le " Number of the
beast " de qui vous savez, joué dans son intégralité
et repris en chur par une grande partie des fans qui savent apprécier
cet hommage de Fear Factory à la Vierge de Fer. Le groupe apparaît
alors sur les premiers accords de " 540 000° F " et la fosse
exulte. " Transgression ", " Slave Labor ", "
Drones " et " Demanufacture " sont enchaînés
et dressent d'entrée le tableau, Fear Factory en veut encore et
est là pour le prouver. Derrière sa batterie colossale,
Raymond Herrera est à peine visible mais blaste comme un damné.
En grande partie responsable du fameux son de Fear Factory il fait honneur
à son statut, celui d'être un des plus grands batteurs de
la planète Métal et un des plus novateurs également,
et c'est un pur bonheur que de suivre son jeu totalement hallucinant
sauf pour mes oreilles, dont les tympans auront l'apparence de Malabars
mâchés à la fin du show !! Sur le devant de la scène,
Burton C. Bell est toujours aussi dominateur et alterne à merveille
chant clair et chant saturé au gré de chaque titre, autre
caractéristique de ce fabuleux groupe qui a ces quinze dernières
années, influencé un sacré paquet de
suiveurs
! A sa gauche, Christian Olde Wolbers a parfaitement intégré
son rôle de guitariste et combine à merveille son jeu et
des headbangings de folie. Le garçon ne tient pas en place et se
donne à fond, faisant oublier la masse imposante de son prédécesseur
au poste, le fameux Dino. A l'autre bout de la scène, Byron Stroud,
transfuge de Strapping Young Lad est parfaitement à l'aise et affiche
un large sourire. L'entente avec Christian semble être au beau fixe
et les deux musiciens passent leur temps à se marrer tandis que
Burton domine les débats de sa présence.
" Shock " me fait l'effet d'un uppercut au foie, suivi de "
Edgecrusher ", et d'un non moins furieux " Descent " dédicacé
à toutes les filles dans l'assistance. Petit plaisir personnel,
" Martyr " issu de " Soul of a new machine ", le premier
album paru en 1992 est jeté en pâture à des fans ravis,
et il nous faudra bien un petit " Contagion ", superbe, pour
faire baisser un peu la pression et permettre à chacun de reprendre
ses esprits ! La suite du show est tout aussi exceptionnelle, prouvant
la qualité de la discographie des quatre californiens et après
un premier couplet de " Walk " en guise de clin d'il à
Misery Index, le final " Cyberwaste ", " Archetype ",
" Replica " termine le travail de sape d'un Fear Factory conquérant.
Petit regret personnel et grosse colère pour d'autres, le groupe
quittera la scène sans un dernier salut pour ses fans et en faisant
impasse sur " Timelessness ", titre joué au début
de la tournée et qui aurait parfaitement clôturer ce show.
Dommage car cette fin de soirée laissera un goût amer à
certains et restera comme la dernière impression négative
d'un show qui a pourtant tenu toute ses promesses. Qu'à cela ne
tienne, demain soir je serai à Montpellier avec Leprophil et Christina
pour une nouvelle date de ce " 15 years of Fear Tour" ! ( pour
lire le report de FEAR FACTORY à Montpellier, cliquez ici >>
clic << ) - (YvesZ) -
Set list
FEAR FACTORY :
540,000F
Transgression
Slave Labor
Drones
Demanufacture
Self Bias
Zero signal
Shock
Edgecrusher
Descent
Martyr
Pisschrist
Contagion
Linchpin
Acres of skin
Cyberwaste
Archetype
Replica

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FEAR FACTORY
+ MISERY INDEX + HORD
29 avril 2006 - Montpellier (Rockstore)
Org : Studios 34
Après mon bref aller - retour la veille à Toulouse ( pour
lire le report de FEAR FACTORY à Toulouse, cliquez ici >>
clic << ), me revoici en virée, mais cette fois sur mes
terres pour la troisième date française de Fear Factory
et également la troisième couverte par leprozy.com. Accompagné
pour l'occasion par les deux têtes pensantes de votre webzine préféré,
à savoir Phil et Christina qui mériteraient d'être
nominés pour le prix Nobel de l'activisme métallique, nous
retrouvons notre bon vieux Rockstore, haut lieu des nuits électriques
montpelliéraines qui depuis quelques années reprend des
accents Métal grâce notamment à des associations locales
qui en veulent vraiment.
La volonté finit toujours par payer, dit-on, et c'est le cas ce
soir pour Studios 34, association bien connue des métalleux
locaux qui se voit récompenser de ses efforts par un Rockstore
plein comme un uf pour le passage de l'Usine de la Terreur.
Les hostilités démarrent dès 20 heures, avec la montée
sur scène de Hord, un combo local de crossover Rap - Métal
core dont la musique plombée à souhait n'aura aucun mal
à chauffer la fosse, dont les premiers rangs ne tardent pas à
se secouer dans tous les sens.
Le ton de la soirée est définitivement donné lorsque
Misery Index apparaît sous les lights. Comme la veille à
Toulouse, les quatre de Baltimore vont tout donner pendant les quarante
cinq minutes de leur set, explosant l'auditoire de leur Grind Death sans
concession. Epaulé par un batteur au jeu monumental et de deux
gratteux épileptiques, Jason Netherton le bassiste chanteur lâche
sa colère et la fosse explose littéralement. Points forts
de la soirée, l'interprétation de " Conquistadores
", nouveau titre à paraître sur l'imminent " Discordia
", et " The great depression ", tiré de " Retaliate
", leur dernier et tonitruant album, sorti en 2003.
Il est 20h45 quand dans un Rockstore chauffé à blanc, les
lights s'éteignent à nouveau et que " The number of
the beast " est envoyé dans la sono. Le backdrop fixé
derrière l'imposante batterie de Raymond Herrera, reprenant l'artwork
de l'album " Archetype " est éclairé par le bas
et domine majestueusement la scène. En un instant, les sifflets,
hurlements et discussions se sont tuent, comme si soudain, l'excitation
avait laissé place au recueillement. Comme si cet hymne imparable,
véritable chant de rassemblement de toute la planète Métal,
accompagnait une veillée d'arme,
le calme avant la tempête
! Car lorsque les quatre musiciens de Fear Factory apparaissent dans la
pénombre, c'est un tremblement de terre qui ébranle la salle.
Attaquant leur set par le tonitruant " 540 000° F ", les
californiens déclenchent le feu de l'Enfer, la fosse se transforme
en un pit grouillant et l'ensemble du public exulte. Comme sur les précédentes
dates de la tournée, la set-list est bien calée et la première
partie du show est une tuerie. " Transgression ", " Slave
labor ", " Drones " et " Demanufacture " donnent
le ton de la soirée. Un premier constat s'impose alors à
moi. Si la veille, le show toulousain avait été très
bon, il est ce soir carrément énorme. Le public est déchaîné
et redouble d'énergie à chaque titre, insufflant au groupe
une force colossale. Burton C.Bell est bluffé et reconnaît
lui-même que ce public est le meilleur que Fear Factory ait eu en
France à ce jour. La suite est tout aussi intense, avec "
Zero signal ", " Shock ", " Edgecrusher ", puis
un superbe " Descent " sur lequel Burton nous exécute
un moonwalk d'anthologie. Pas de doute, ce show restera dans les mémoires
et tout le monde prend un pied monstre. Le show s'écoule et l'ambiance
monte encore d'un cran avec " Martyr ", tiré du tout
premier album " Soul of a new machine ", avant que n'arrive
mon passage préféré du set, le sublime " Contagion
". On pourrait trancher l'air au couteau tellement le moment est
intense et ce n'est pas la suite, composée de " Cyberwaste
" et " Archetype " qui calmera les esprits, bien au contraire.
Surtout lorsque comme sur les autres dates de la tournée, Fear
Factory ponctue ses remerciements au public et aux groupes de première
partie, d'un refrain du " Walk " de Pantera, qui ce soir fait
exploser le public de joie.
Le final arrive enfin, avec un " Replica " d'anthologie qui
finit d'achever les plus résistants, et alors que le groupe quitte
la scène, le public gonflé à bloc donne tout ce qui
lui reste pour faire remonter Burton, seul devant son micro et quelques
samples pour un " Timelessness " hypnotiques qui permet à
chacun de retrouver avec sérénité la terre ferme
après deux heures d'apocalypse. Définitivement la claque
de ce début de printemps ! Vivement notre prochaine rencontre avec
Fear Factory, programmée pour le Wacken open air 2006 ! (YvesZ).
Set list
FEAR FACTORY :
540,000F
Transgression
Slave Labor
Drones
Demanufacture
Self Bias Resistor
Zero signal
Shock
Edgecrusher
Descent
Martyr
Pisschrist
Contagion
Linchpin
Acres of skin
Cyberwaste
Archetype
Replica
Timelessness

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BOLT THROWER
+ GOD DETHRONED + OBNOXIOUS
25 avril 2006 - Lyon - Marché Gare
Org : Hammer of Gones
Date cochée sur le calendrier depuis déjà longtemps,
la venue de BOLT THROWER à Lyon s'annonçait comme un très
très grand moment de Death Metal!! Fleurons du label Earache dans
la fin des années 80 / début des années 90 et aujourd'hui
signé chez Metal Blade, le show des anglais promettait un déluge
de feu à l'image de leurs pochettes! Ce concert a lieu dans une
nouvelle salle "le Marché Gare" finalement facile a trouver
dans le secteur de la gare Perrache, zone ou le marché des fourgons
d'occasions semble en pleine bourre si je puis me permettre
D'une
capacité de 300 places (date sold out!), ce lieu a pour principal
inconvénient d'avoir le bar situé dans un couloir d'où
embouteillage continuel de soifards
mais elle s'avère au final
un bon choix pour ce type de concert (ce serait le groupe lui même
qui aurait demandé à jouer dans des salles de cette dimension).
A noter du côté merchandising les tarifs très raisonnable
(ce qui devient rare!) avec 12€ le t-shirt ou 18€ la chemise,
le dernier album de GOD DETHRONED en version digi avec dvd bonus étant
quand à lui vendu douze petits euros.
Début
des hostilités avec les locaux d'OBNOXIOUS, dont la volonté
de bien faire ne suffira pas à déclencher les passions.
Officiant dans un mélange de thrash et death des plus courant,
quelques têtes remueront gentiment au passage mais ça s'arrêtera
là, dommage que pour une telle occasion quelques problèmes
de micro viendront semer la pagaille et déstabiliser le chanteur.
Mais cet accueil réservé ne veux pas dire que le public
présent (parmi lequel un couple de rennais descendu exprès
pour revoir BT!) n'a pas apprécié, la suite montrera que
si on s'est déplacé en ce milieu de semaine, c'est pour
la tête d'affiche et rien d'autre!! Pour les curieux les titres
de leur démo sont dispos via leur site web www.obnoxious.fr
GOREFEST (un
temps présagé
), KATAKLYSM (qui a assuré une
partie de la tournée)
on aura finalement droit à GOD
DETHRONED! Pour peu on aurait pu avoir également KATAKLYSM comme
sur les deux dates allemandes précédentes, dommage... Comme
beaucoup, j'avais en tête que GOD DETHRONED était un combo
black pur et dur
erreur car si le côté black est présent
notamment au travers des textes, il est clair que la dominante death et
les pointes thrash rend les compos des plus intéressantes! Avec
un bon son et un batteur hyper carré, ça passe tout seul
et le public n'hésitera pas à démarrer les hostilités
dans la fosse. Cela va quand même rapidement se calmer ce qui laissera
devant un espace vide permettant d'assister peinard à la fin de
set des hollandais. Une bonne surprise assurément qui aurait méritée
un accueil plus chaleureux sur le final, mais bon là aussi c'est
clair que la grande majorité de l'assistance est venu pour la suite,
les cultissimes BOLT THROWER!
Setlist
GOD DETHRONED :
Nihilism
Boiling Blood
The Warcult
Villa Vampiria
Soul Sweeper
The Art Of Immolation
The Tombstone
Sigma Enigma
The Somberness Of Winter
Serpent King
Après un rafraîchissement bienvenue en prévision de
la suée à venir, on prends position sur le devant de la
scène où cette fois on se retrouvera rapidement comprimé,
personne ne voulant louper le début! Après une intro qui
nous met dans l'ambiance, c'est parti pour 1h15 de pur death metal qui
fait vibrer les tripes et secouer les têtes! La fosse s'agite gaiement
avec comme objectif faire tomber un mastodonte qui percute gaiement tout
son monde et réussi même des strikes à plusieurs reprises!
Le groupe apparaît heureux de l'accueil, ce qui j'imagine est du
même acabit sur les autres dates. La bonne bouille du chanteur avec
son éternel sourire monte qu'il prends un malin plaisir à
cette authentique ferveur d'un public qui lui mange littéralement
dans la main! Notre position nous permet d'admirer la classieuse Joe Bench
l'indétronable bassiste complétant l'attitude plus déchaîné
des gratteux. La set list va piocher dans une large part de leur discographie,
seuls quatre titres étant là pour représenter le
tout récent Those Once Loyal. Les incursions dans des albums comme
Mercenary, War Master, Honour Valour Pride (Inside the wire!!) ou The
IVth crusade ne font que décupler la passion des nombreux fans
des premières heures pour qui les débuts dans le Death Metal
ce sont fait avec ce groupe! Double rappel convenu mais le final sur For
Victory achève de nous rendre tout béat d'admiration devant
cette pure leçon de Death Metal!! Pour finir je vais citer Theli,
die-hard fan du groupe : "Mon Dieu! Quelle boucherie!" - (Fully)
- ps : thanks to Cindy & Hammer of Gones
Set list BOLT THROWER :
Intro
At First Light
Entrenched
Mercenary
When Glory Beckons
Cenotaph
The Killchain
Powder Burns
Inside The Wire
The Ivth Crusade
No Guts, No Glory
When Cannons Fade
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Contact - Wait Out
For Victory

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N FLAMES
+ SEPULTURA + DAGOBA
03
avril 2006 - Clermont Ferrand, Coop
de Mai Org :
Avec le retour du printemps, mon hibernation a pris fin et après
un gig d'enfer de Soulfly à Toulouse quinze jours plus tôt
dont vous pouvez retrouver la chronique sur notre fabuleux site web, je
repars en mission pour Leprozy.com pour deux jours d'un road trip d'enfer
qui doit me mener à Clermont Ferrand puis à Barcelone, à
la rencontre d'un de mes groupes préférés, les suédois
d'In Flames.
Première
étape de mon périple, Clermont Ferrand m'accueille par ce
lundi après midi ensoleillé, et après avoir retrouvé
mon compère Fully et calé avec lui de prochaines virées
métalliques, nous nous rendons à la Coop de mai. Avec une
capacité avoisinant les 1500 personnes, une fosse conséquente,
ses gradins très étalés et une très bonne
acoustique, cette superbe salle est un équipement sur mesure pour
des concerts Métal et je garde d'ailleurs un grand souvenir du
show donné ici par Slayer l'an passé.
Le premier
moment fort a lieu à notre entrée dans la salle, escortés
par un des techniciens de Dagoba. Les quatre marseillais s'affairent autour
de leur matos tandis que sur scène, Roy Mayorga, le batteur intérimaire
de Sepultura a attaqué son soundcheck en compagnie de ses acolytes
brésiliens. L'accueil est chaleureux et après avoir échangé
quelques mots avec Franky (batterie) et Isakar (guitare), Shawter nous
accorde une interview au cours de laquelle il nous confirmera s'il en
était encore besoin, toute la détermination de Dagoba à
réaliser un gros truc. [
lire l' interview ] Nous en aurons d'ailleurs la confirmation lors
de la montée sur scène du groupe.
Il est près
de vingt heures lorsque les lights s'éteignent une première
fois. La salle est bien remplie mais des fans sont encore dehors lorsque
l'intro résonne dans la sono. " Die tomorrow " est envoyé
pied au plancher, couvrant les hurlements des premiers rangs. Isakar,
Shawter et Werter headbanguent comme des damnés, franky envoie
des blasts de folie derrière son kit et Dagoba affiche une puissance
et une cohésion impressionnante. Force est de constater que ces
mecs ont la rage. A l'image de la nouvelle génération des
groupes de Métal français, ils n'ont aucun complexe vis-à-vis
de leurs homologues étrangers et malgré des conditions de
jeu limitées, vont livrer un set d'une puissance inouïe. Aidés
par un son bien rentre dedans et les compos d'enfer de leur récent
" What Hell Is About ", les marseillais possèdent une
maîtrise parfaite de la scène, fruit de leurs incessantes
tournées.
Pour les avoir
vu il y a seulement quelques mois en ouverture de Korn au Zénith
de Toulon en août 2005, je mesure les progrès que ces quatre
killers ont encore fait et là, je dois faire une mise au point
(poings ?). En effet, j'érige un majeur bien haut à tous
les aigris du foie qui conspuent au fil des forums ce groupe, critiquant
leur soi-disant attitude de poseurs.
Non seulement,
les Dagoba sont de sacrés musicos mais également de chics
types. Ces mecs ont une putain de volonté de s'en sortir, et leurs
conditions de vie en tournée sont loin d'être celles de rock
stars. Pas de chauffeur ou de bataillons de roadies, deux vans à
se partager avec le matos pour dormir et aller d'une date à l'autre,
des cachets dérisoires sur une affiche où eux et leur label
ont dû payer pour apparaître, un temps de scène très
serré pendant lequel ils se sortent les tripes, ... et des titres
qui cassent tout en live. Trop fort ! " The man you're not "
et " things within " nous sont envoyés à la face,
suivis du génial " It's all about time " sur le refrain
duquel la voix de Shawter couplée aux samples de celle de Vortex
fait un carton. Les marseillais font preuve d'une grosse maîtrise
de la scène et c'est sur un " White guy " tonitruant
que se conclut ces trente minutes d'un set carré et puissant,
en un mot : professionnel ! Et je n'ai qu'une hâte, être au
lendemain pour en reprendre une dose sur la date de Barcelone.
Lorsque les
lights s'éteignent pour la deuxième fois de la soirée,
la clameur qui s'élève dans la Coop de Mai ne laisse planer
aucun doute. Sepultura est dans la place, et même si le groupe n'est
plus ce qu'il était il y a encore quelques années, les fans
sont loin de les avoir laissés tomber. Et pourtant, les doutes
étaient forts avant cette tournée, très commentée
dans la presse et sur le web par des fans désorientés et
divisés. En effet, non seulement certains n'ont pas avalé
de voir leurs idoles reléguées en " supporting act
" d'In Flames, mais la qualité toujours en baisse des dernières
réalisations du groupe et l'annonce du remplacement (temporaire)
d'Igor Cavalera par le mercenaire Roy Mayorga laissaient planer pas mal
de doute sur les espérances à attendre d'un tel équipage
! Il ne faudra que quelques riffs, les premiers de " Dark Wood ",
pour mettre tout le monde d'accord. Sepultura est bien vivant et a les
crocs méchamment aiguisés et sanguinolents. Mené
par la paire Derrick Green - Andreas Kisser, le combo brésilien
n'est pas venu sur cette tournée pour faire de la figuration ou
assumer les railleries de certains. Armé d'une set-list alternant
les compos les plus récentes et les hits de la " période
Max ", Sepultura va tout au long des soixante minutes qui lui ont
été imparties, déployer toute son énergie
en pilonnant le public de sa colère. Sepultura, qui est progressivement
passé du trash old-school très influencé par Slayer
à ses tous débuts au hard-core ultra rugueux de son "
Dante XXI ", semble avoir achevé aujourd'hui son évolution.
Contrairement à une période encore récente, son show
présente désormais une sacrée unité, les titres
les plus anciens comme " Troops of doom " coexistant sans aucun
problème avec les " Convicted in life ", " choked
" ou encore " Apes of god ". Les musiciens semblent totalement
décomplexés et si Paulo JR reste désespérément
en retrait, Derrick et Andreas assurent le spectacle par leur présence
et leur charisme. Au final, un show ultra percutant qui aura bluffé
pas mal de monde et rassuré sur l'avenir de Sepultura dans lequel
on espère le retour rapide d'Igor.
J'ai quelques
frissons lorsque l'obscurité remplit à nouveau la salle.
L'intro de " Your bedtime story
" monte progressivement
tandis que derrière un rideau blanc tendu devant la scène,
des ombres apparaissent. Une explosion et le rideau tombe, dévoilant
les cinq suédois d'In Flames sous les accords fulgurants de "
Pinball Map ". Le son est limpide et la machine suédoise s'élance
pour plus d'une heure et demi de Thrash Death mélodique de la meilleure
qualité qui soit. " Leeches ", " System ",
" Trigger ", font exploser la fosse dans laquelle un mosh-pit
s'est formé, les fans exultent et le groupe poursuit son travail
de sape. D'une précision chirurgicale, la paire Stromblad - Gelote
nous gratifie de plans de grattes dantesques, avec ses riffs ciselés
et ses harmonies imparables tandis que la rythmique basse - batterie pilonne
sans relâche. Anders Friden, campé sur le devant de la scène
comme pour mieux saisir l'intensité de son public, headbangue frénétiquement,
le micro vissé à sa main, tel un Jonathan Davis sous acide.
Puisant dans tout son répertoire, de " Behind space ",
issu de son premier album " Lunar strain " jusqu'au " Take
this life " du récent et fabuleux " Come clarity ",
In Flames va délivrer un show puissant et carré, presque
trop
professionnel ! En effet, malgré une interprétation
exemplaire et des titres d'enfer, on pourra regretter sur cette date,
le manque de spontanéité du groupe visiblement vanné
après une longue soirée d'aftershow la veille à Paris
! Anders le reconnaît d'ailleurs lorsqu'en voulant motiver la salle
par un " You're tired or what ? ", un fan dans les premiers
rangs lui renvoie un " You too ! " auquel le chanteur répondra
par un " I know, I know ! " et un sourire en coin en direction
de ses potes. Qu'à cela ne tienne, les suédois ont de la
ressource et savent soigner leur public. Les brûlots se suivent
et le public est ravi. La ballade " Come clarity " est acclamée,
" Cloud connected " est toujours aussi fabuleux et l'enchaînement
" Bullet ride ", " Drifter ", " Moonshield ",
met tout le monde d'accord : In Flames sur scène est une machine
de guerre redoutable. Ces mecs-là ne craignent personne ! La fin
du show approche, et pour remobiliser un public déjà bien
éprouvé par l'intensité de la soirée, Anders
envoie un " Only for the weak " de folie faisant sauter toute
la fosse avant qu'un final superbe composé de " Quiet place
", " Touch of red ", et le léger " My sweet
shadow " n'assure un atterrissage en douceur à un public aux
anges, tant la soirée fut intense. Il est minuit lorsque je reprends
la route, direction Barcelone, pour la suite de la tournée
A suivre ! (YvesZ).
Setlist
DAGOBA
Intro / Die Tomorrow
The Man you'r Not
Things within
It's all about Time t
White guy 1
White guy 2
SEPULTURA
Dark wood
Refuse/resist
Convicted in Life
False
DEC
Slave NW
Troops of Doom
Buried Words
Choke
Apes of God
Breed Apart
Arise
Come back alive
Roots...
IN FLAMES
Your Bedtime Story Is Scaring Everyone - Pinball
Map
Leeches
System
Trigger
Insiped 2000
Behind Space
Colony
Crawl Through Knives
Black & White
Take This Life
Come Clarity
Scream
Cloud Connected
Bullet Ride
Drifter
Moonshield
Only For The Weak
The Quiet Place
Touch Of Red
My Sweet Shadows

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