D.R.I. + MDU + NO MORE TOWERS
10/04/04 Perpignan (Crockmore)
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organisation : Le Crockmore
[
voir
les photos de D.R.I. ]
C'est la capitale catalane qui a eu l'honneur d'accueillir l'une des trois
uniques dates de la tournée française de D.R.I. Il faut dire
que l'équipe du Crockmore se bouge vraiment bien pour faire jouer des
groupes qui sortent des sentiers battus du Metal et ceci non sans riques...
C'est aux grind coreux de NO MORE TOWERS de chauffer les premiers pélerins
qui rentrent dans la salle. Il est 21 h 30 et il n'y a pas grand monde...
Cette situation n'empechera pas le groupe de balancer leurs compos avec hargne
mais dans la bonne humeur (ça déconne grave entre les morceaux).
L'atmosphere, très conviviale, a même permis au chanteur (peut-être
par ironie ??) de slammer à plusieurs reprises, non pas sur le public
mais sur le sol !! c'est assez drôle !! Il est maintenant 22 h 30 et
finalement le Crockmore se remplit (c'est ça l'heure Espagnole !!).
Ceux qui sont là depuis le début commencent à être
chaud et l'arrivée des locaux de M.D.U. sur scène aura pour
effet d'accentuer la sensation de fiesta !! Si le show présenté
par les catalans est fierement attendu par certains, il a du déconcerter
ceux qui ne connaissaient pas le groupe... on ne reste pas insensible à
M.D.U. et surtout on le les oublie pas. Total grind délire !! D'ailleurs
la play-list parle d'elle-même : "Un hamster dans le cul",
"Je prefere ton anus" ou bien "Inspecteur Tapette" (tout
ça dans le désordre bien sûr). Si les costumes des musiciens
n'ont pas trop évolué depuis la derniere fois, on a pu apprécier
l'arrivée sur scène d'un Géant, genre Eddy de Maiden
mais version M.D.U. les gros moyens quoi !! Seul petit reproche concernant
le final du concert, dommage qu'ils ne nous aient pas achevé avec quelques
bonnes rythmiques bien grind car le dernier morceau "Style Porc"
(hommage à Stille Volk ??) casse un peu l'ambiance par son côté
trop festif. Dans la loge les américains de D.R.I., en voyant un tel
spectacle, ont du se demander dans quelle merdier
ils ont mis les pieds, hé, hé...
Voir des groupes cultes en concert, c'est toujours
un peu "stressant"... Vont t'ils être à la hauteur
de leur réputation ? Leur prestation ne va t'elle pas casser le mythe
? D.R.I. est issus de la scène Hard core US, mais du fait de laisser
une large place à des rythmiques "100 % bay area", ils ont
pu gouter au succès du thrash metal dès sa création en
1983. Une reconnaissance qui a eu comme point d'orgue les albums "Crossover"
(1987)"4 for a king" (1988). Dave Lombardo les a même cité
comme influence durant les débuts de Slayer...
Depuis cette époque le groupe n'a cessé de tourner intensivement
(surtout aux états-unis), tout en s'éloignant de la scène
Metal (trop occupée avec le grunge). De la formation d'origine on retrouve
l'inamovible Spike Cassidy (guitare) qui amène, cette année,
son groupe dans un long périple européen. Il est presque minuit
lorque les Imbéciles, Sales et Pourris (de leur nom : Dirty Rotten
Imbeciles) se mettent en place pour nous cracher plus d'une heure et demi
de thrashcore. Signalons que le quatuor est assez impassible quant aux réactions
des fans ultra-chaud. Le groupe est là pour jouer, un point c'est tout.
C'est un peu dommage... Seuls le bassiste et le guitariste rendent quelques
timides sourires. Par contre ce que l'on ne peut reprocher à D.R.I.
c'est son professionnalisme et sa concentration pour restituer parfaitement
les hymnes d'antans ("Thrashard", "Acid Rain", "Violent
Pacification"...). Le batteur est à fond dans son jeu et ne donne
pas l'impression de partager quoique ce soit avec le public. C'est assez bizarre.
On a bien sûr pris du plaisir à voir s'écouler plus d'une
quarantaine de morceaux allant du thrash au punk-core. Spike Cassidy nous
a donner une bonne leçon de "main droite" avec des rythmiques
décapantes. Le gars maîtrise parfaitement le "riff"
! Ce que l'on retiendra de ce concert, c'est que D.R.I. est une machine très
bien huilée mais qui a perdu son esprit fun d' il y a 20 ans... -
(Phil) -
MOONSTONE + MYSTRIA
23/01/04 Narbonne (La Bodega)
Quelle bonne idée de la part de la Bodega d'accueillir
les parisiens de MOONSTONE. Bienvenue en pays Cathare, les gars !! De plus
les locaux de MYSTRIA ont pu se glisser en premiere partie. C'est dire si
le heavy metal va couler à flot ce soir ! Les seuls invités
indésirables ont été les "fuckin'" coupures
de courant qui ont eu pour effet de mettre les nerfs au public mais également
à MYSTRIA qui en fit les frais. Heureusement tout rentra en ordre pour
que d'une part le show puisse reprendre et d'autre part que le nouveau bassiste
puisse s'exprimer. Celui-ci colle parfaitement au groupe et son enthousiasme
est palpable à 10 kilometres. MYSTRIA en a profité pour nous
présenter un nouveau morceau, toujours dans la même lignée,
c'est à dire, bien heavy. Le public a également eu l'honneur
d'entendre une reprise de Deep Purple ("smoke on the water" - version
Metalium) ce qui acheva de satisfaire tout le monde. Enfin presque car, personnellement
j'attendais le fameux "Brother of metal", habituellement repris
avec succès par les sudistes, mais il n'en fut pas. Dommage car ce
morceau fait vraiment corps avec MYSTRIA et a le don de remuer le public...
sans rancune, la prochaine fois... >>
lire l'interview <<
Pour l'ultime date hors de leur terre et avant d'achever leur tournée (2 jours après à Paris pour le festival Metallian), MOONSTONE se devait de finir en beauté leur périple en province. L'heure tardive de leur prestation n'a pas permis à certains d'en profiter (eh, oui, il y en a qui bossent le lendemain...) mais ceux qui sont restés n'ont pas été déçu. Amené par leur chanteuse Paula, les parisiens n'avaient d'autres ambitions que de se faire plaisir et ceci malgrè la fatigue. Ils nous en ont mis plein les oreilles !!! Pendant plus d'une heure, MOONSTONE n'a céssé de jongler entre son premier album et "The second rune" fraîchement pondu. Avec des titres puissant comme "Pure Evil" (et son surprenant mais éfficace passage thrashy) ou "I'm back" (en guise de rappel), le groupe nous a carrément conquis, même si en fin de set la salle était bien peu garnie (presque 2 heure du mat). Quoiqu'il en soit, nous retiendrons un show carré, précis et en guise de cerise, un guitariste soliste impressionant de technique et d'inspiration. Un groupe à soutenir ! >> lire l'interview <<
HATE ETERNAL + DYING FETUS + DEEDS OF FLESH + PREJUDICE
28/01/04 Marseille (centre culturel)
Une fois de plus, les portes du centre culturel de Mirabeau,
à Marseille allaient se transformer en champ de bataille. Les groupes
passent souvent par là bas, et c'est gràce au gars de "machin
record". Non, je ne fais pas de promo, j'en ai plein le cul ! C'est sur,
le gars se bouge pour faire passer des groupes qui arrachent tout, mais à
chaque fois il en profite pour faire
jouer son groupe, c'est bien casse couille à la longue, et plus très
fun...
J'ai de toute façon raté ce premier groupe, et le second par la même occasion puisqu'un PUTAIN d'embouteillage nous à retenu sur la route, comme des connards. Ce deuxième groupe n'était autre que PREJUDICE, le groupe de Belgique qui était passé en automne 2002 au Crockmore de Perpignan. Je n'ai rien vu de leur show, mais je sais que le groupe est bon, technique et se bouge le cul pour faire parler de lui.
Je suis donc descendu dans la salle pour le trio destructeur,
le groupe que je voulais voir depuis longtemps et que j'avais raté
à Bordeau en été 2002 (j'était en Angleterre putain
de merde!)....DEEDS OF FLESH! Haaaa quelle tuerie putain, quelle TUERIE!!
Pour ceux qui ne connaissent pas ce groupe....Let's DIE. Erik Lindmark est
un tueur, il joue de la guitare et
chante en même temps, et ceux qui connaissent la musique de DEEDS OF
FLESH savent
que ça relève de l'exploit! Les morceaux sont remplis de millions
de riffs et de contretemps, bien complexes quoi. C'est là que le live
prend son ampleur, car c'est bien beau d'enregistrer un album, mais encore
faut il arriver à le jouer devant la foule. Jacoby à la basse
soutenait le chant avec des passages en voix aigue, comme sur les (4) albums.
Le son était fabuleux, net
ultra précis, super tranchant. Le batteur qui me semble être
celui de "Path Of The Weakening" tabasse comme un salaud, c'est
trop bon. Du grand art, héhé. le groupe à joué
deux ou trois morceaux du dernier opus "Reduced In Ashes", "Cleansed
By Fire", "Inbreeding the Anthropophagi" (avec l'intro), et
d'autres encore, pour finir avec "I Die On My Own Term". Il était
"enfin" l'heure de souffler et de boire. La salle est grande et
permet des pogos bien enfflamé, à tel point qu'aprés
DEEDS OF FLESH, l'air n'est plus composé que de sueur et de gaz carbonique!!
J'en profite pour parler de tous ces connards de Marseillais qui viennent
au concert pour faire du slam. Ils en ont rien à battre du concert,
certains ne connaissent même pas les groupes. Ils viennent juste faire
les cons sur scènes, avec leurs potes débiles. Enfin...quelques
droites et coups de coudes dans la gueule ont permis de faire un peu le tri...
Deuxième monstre du Death Metal à rentrer sur scène: DYING FETUS. Les américains n'ont plus rien à prouver mais ont mis une méchante fessée à tout le monde. Le chanteur Vince est une bète de scène, presque au sens propre. C'est la tuerie, le style de DYING FETUS s'accorde parfaitement à la scène, avec des passages trés rythmés, lourds et tranchant. Le batteur est monstrueux, et les blast vont à la vitesse de l'éclair. Comme pour DEEDS OF FLESH, le son est parfait, on comprend tout, quel pied, quel pied!
Là aussi, la pose était bienvenue, car
le dernier golgoth allait jouer. Les drapeaux aux couleurs de la pochette
de "King Of All Kings" orne la scène...Eric Rutan arrive
sur scène aux cotés de Jared Anderson, un bassiste bien caisse
et de Derek Roddy, ou le batteur qui arrache tout, mais tout. HATE ETERNAL
est un rouleau compresseur, c'est impressionant. Les trois membres démonte
n'importe quelle formation de pseudo (neo) Black Metal de cinq
connards. Quelle brutalité, quelle violence, quelle rapidité,
la haine et la hargne, voilà ce que dégage HATE ETERNAL qui
porte son nom à merveille. Eric Rutan est seul à la guitare,
mais l'intensité est à son comble. Il chante et joue des riffs
bien sanglants, et bien techniques, c'est impressionant. Le probleme était
le son. Car si DEEDS OF FLESH et DYING FETUS avaient des sons nets, la guitare
d'Eric Rutan était relativement brouillone, homis pendant
les solos bien sûr. Je ne veux pas occulter Roddy, le batteur de la
mort. Quel jeu, complet, rapide, imaginatif. Et la batterie est magnifique
!
Voilà une bien belle affiche ce soir là.
En y réfléchissant, c'est peut-être trop gros comme affiche.
Il semble que c'est le seul moyen de faire déplacer les Metalleux (un
bon tas de mongolien, de skateurs, et de mecs arrivaient ici par hazard, ce
soir là). C'est un peu un fuck off aux "petits" groupes qui
ont plus besoin de faire parler d'eux et de faire écouter leur musique.
C'est dommage. C'est d'autant plus con, que je préfèrerais découvrir
régulièrement de nouveaux groupes plutôt que de revoir
LOATHING pour la milième fois. -
(Mortifico) -
Haut de la page - (lire le live-report à Perpignan)
HATE ETERNAL + DYING FETUS + DEEDS OF FLESH + PREJUDICE
04/02/04 Perpignan (le Crockmore) >
organisation. : Le Crockmore
En réponse à Mörtifico, qui a chroniqué
ce même concert mais pour la date marseillaise (clic),
je dirai qu'à affiche identique, un show est beaucoup plus excitant
au Crockmore de Perpignan (bon, quand on peut faire les deux, c'est mieux
!!). Si on néglige le fait que l'affluence est parfois intimiste (certains
diront que ça casse l'ambiance), on ne peut que s'éclater à
headbanger au pied d' Erik Rutan par exemple ou à pogoter avec le chanteur
de Dying Fetus lorsqu'il fonce dans la foule, non ?. Le Crockmore, c'est comme
un stade de football sans grillages, l'échange est fantastique entre
les deux parties. C'est plus convivial. De plus, il n'y a pas d'embouteillages
pour s'y rendre, hé, hé... donc pas de retard. Ceci étant
dit, ce mercredi 04 fevrier 2004 restera une date mémorable pour les
amateurs de death metal. Nous entamons la soirée avec les Belges de
PREJUDICE qui ont chauffé le public (bien fourni d'aileurs ce soir
là, hein les mauvaises langues !) dès le premier titre. Leur
brutal death est tout, sauf uniforme et il permet de bien dégager les
parties lourdes qui poussent le public à headbanger comme des dingues.
Ce groupe est contament sur la route et cela se ressent de suite. Leur experience
d'éternel support-band (pour l'instant bien sûr) forge leur experience
et les contraint à ne pas s'endormir... il ne vont pas tarder à
en récolter les fruits, c'est certain. voir
les photos de Prejudice . Avec l'affiche proposée,
valait mieux se préserver pour ses groupes "fétiches"
plutôt que de se tordre la nuque à chaque set. C'est donc à
distance que je vis arriver DEEDS OF FLESH, très attendu par la horde
de barbares qui asségia le devant de la scène. Dès les
premiers riffs, un pogo s'empara du Crockmore ! Ces américains sont
vraiment impressionant de facilité, comme si leurs compos étaient
à la portée de tous musiciens... Il n'y a qu'à regarder
les doigts de l'immense chanteur/guitariste pour se faire une idée
de la difficulté. DEEDS OF FLESH, c'est la technique en continue où
le seul temps mort est la fin de leur prestation. Leurs meilleurs titres sortent
des amplis et les fans apprécient bien. Je dirai que le son était
vraiment bon, mais un peu trop "javelisé" pour un monstre
du death metal. Trop propre à mon gout. voir
les photos de Deeds of Flesh . Entre-temps,
d'autres américains se préparent à investir la scène...
c'est donc au tour de DYING FETUS d'envoyer la sauce aux décibels,
ce qui sera à mon gout, la meilleure performance de cette soirée.
Mais bon ceci n'est pas objectif car j'attendais avec impatience de revoir
le groupe en France. Et que ce soit John Gallagher (voc/guit), ou Vince Matthews
(vocals), ils ont éructé tous ce qu'ils pouvaient de leur nouvel
album "Stop at Nothing". DYING FETUS a toujours su faire le ménage
entre death core blasté, technique irréprochable et passages
biens gras du tonnerre. Un régal à voir sur scène. Pris
dans la tourmente, Vince s'est même essayé à un pogo avec
le public, ce qui lui value une belle hémoragie nasale. fuck it !!
Dès la fin de leur set, je n'avais q'une seule phrase sur les lèvres
: "ça va être dûr de passer après ces monstres"...
HATE ETERNAL m'a fait mentir... Bien plus violent et moins "propre"
que leurs compatriotes de DEEDS OF FLESH, la bande à Rutan (createur
du groupe et ex-Morbid Angel ?) peut tranquilement prétendre au trone
du combo le plus extrême. Et ceci tant par les décibels dégagés
que par la vitesse d'exécution des morceaux. Au bout de quatre titres,
on oublie vite DYING FETUS, pourtant excellent ce soir. Il faut dire que les
deux aliens qui accompagnent Erik Rutan, n'ont d'humain que leur apparence
physique et qu'ils contribuent pleinement à cette débauche sonore.
En écoutant et surtout en voyant HATE ETERNAL, on comprend mieux les
infidélités du roi Erik vis à vis de Morbid Angel (même
si devant le tour-bus, il a avoué à mon amis Mörtifico,
qu'un retour dans l'ange morbide n'est pas à exclure dans le futur...).
Leur dernier album "King Of All Kings" est fierement représenté
tout le long des 80 mn que dure le show. Signalons au passage que le remplaçant
(provisoir ?) de Jared Aderson (bass/vocals), à savoir Randy Piro,
est impressionnant de charisme et de présence scénique. Personnellement
la derniere demi-heure a été une rude épreuve, la fatigue
et surtout l'heure tardive se faisant sentir. Et disons aussi qu'une telle
affiche à de quoi vous mettre sur les rotules. Comme quoi, il fallait
bien se ménager tout le long de la soirée...-
(Phil) -
SOUL GRINDING FESTIVAL IV - [
voir les photos ]
07/02/04 Strasbourg (la laiterie) >
organisation. : Soul Grinding Prods
Ca y est, c'est le jour J. ! Quatrième édition
pour le festival grind/death devenu incontournable au fil des années.
Et encore une fois l'affiche est des plus alléchante, jugez plutôt
: Coitus, CxMxP, Solstis, Grotesque Impalement, Elysium, Censored, Parricide,
Depraved et Inhumate. Et comme à l'accoutumée, le rendez-vous
est fixé à la mythique salle "La Laiterie" ! Excellent
tremplin donc pour tous les groupes participant de se faire connaître
au plus grand nombre d'entre nous. Surtout que le SGF se veut avoir une programmation
100% Underground ! En gros, soit un groupe auto-produit ou signé sur
un label indépendant, inutile donc de s'attendre à un No Mercy
Part. 2, et c'est tant mieux !!!
Arrivé quelques minutes juste après l'ouverture, on peux constater qu'il y a déjà pas mal de monde et encore, il n'est que 15H30, au plus fort de la soirée, on pourra compter jusqu'à 550 "entrées payantes". Normal, quel fan de grind/death aurait l'audace de louper un tel événement, surtout quand cerise sur le gâteau, c'est tout de même le jour officiel de la sortie du quatrième album "Life" d'Inhumate ! Bref, tout est réuni pour une soirée d'exception.
Surprise toutefois à l'entrée de la salle, peu d'exposants cette année du côté des groupes, bizarre !!! Par contre question labels, il y a du beau monde : Grind Your Soul, Revenge Prod., Skull Fucked et Perennial Quest. C'est mon chéquier qui va une nouvelle fois prendre une belle claque .......
Ah c'est l'heure. Coitus groupe local a la difficile tache de lancer les festivités. C'est donc devant un parterre bien rempli que Coitus nous livre son death métal. Pour être objectif, difficile d'être emballé par le show des alsaciens : pas ou peu de présence sur scène, on a même le sentiment que le groupe est frigide, ça manque de motivation et en plus, niveau zique, c'est pas vraiment au point ... Pas très brutal non plus, beaucoup de parties mi-tempo pour des morceaux bien trop longs font que je décroche de leur show. J'irais même jusqu'à dire que l'ennui m'envahi bien vite ... Heureusement pour Coitus, ils jouent à domicile et donc "leur" public est bien là, présent pour les soutenir ... Ce qui est loin d'être mon cas ....
Ensuite, place à CxMxP, groupe Allemand qui si je ne m'abuse assure là leur première date en France. En tout cas, pour un groupe composé de trois membres : batteur, guitariste et un chanteur avec deux micros !!! sur scène, c'est l'apocalypse ! Chaque centimètres de la scène sera foulé par le duo chanteur-guitariste. Putain cette énergie ! Alors un coup on court, on rampe, on saute ... Bref ses gars là sont ultra motivés. Surtout que c'est pas évident pour le groupe, CxMxP avec son chanteur alternant voix bien guttural à la Last Day Of Humanity et Core des plus agressifs, le gratteux même si il est vrai qu'il joue un peu au feeling sera lui aussi des plus énergiques scéniquement. Quant au batteur, lui il maltraite sa batterie à coups de blast-beats durant trente minutes. Une vraie tuerie ce groupe ! Et c'est pas la salle survoltée qui me contredira ...
C'est donc au tour de Solstis de monter sur les planches. Et bien entendu, ses Strasbourgeois sont attendus par leur public. Dès le premier morceau, la machine Solstis est en route, le subtil mélange deathcore (à la Dying Fetus) fait mouche. Devant c'est un sacré bordel, pogo-slam, tout s'enchaîne dans une anarchie des plus électriques. Le moins que l'on puisse dire, c'est que Solstis est un groupe de scène. Les morceaux se suivent dans un déferlement sonore des plus brutaux accompagnés d'un show sans faille de tout Solstis. Ce groupe est une bombe à retardement : brutalité, énergie et agressivité sont les maîtres mots de Solstis. Alors autant dire que la barre est haute pour la suite ...
Grotesque Impalement provenant d'Allemagne et armé d'un death métal bien brutal envahit donc la scène. Le seul soucis, c'est que scéniquement, la prestation est plate, statique. Ok musicalement c'est brutal, mais visuellement, c'est plutôt mou et donc en total décalage avec leur zique. Faut dire qu'après le show de Solstis, difficile de faire mieux ... Mais là, j'avoue : au bout de quatre morceaux je décroche et je préfère céder à un besoin naturel (une bonne bière !).
Après ce petit intermède offert par moi même, je rejoins le devant de la scène pour Elysium. Même si j'ai pas encore eu l'occase d'écouter sur Cd, leur réputation scénique plus que bonne m'intrigue ... Et ... Waouh, Elysium possède en son sein un chanteur-puce ! si si, on voit tout de suite que la scène, c'est leur truc ! Les morceaux sont carrés, violents, le chant bien hardcore est hargneux, les ziquos jouent à fond tout le long, inutile donc d'attendre d' Elysium un quelconque soli heavy métal. C'est pas vraiment leur genre, croyez moi ... Dommage toutefois que le public ne répondit pas plus présent au show d' Elysium, trop violent ???
Enchaîne ensuite Censored, groupe qui m'est encore inconnu à ce moment là. En tout cas, nos amis Suisses ne sont peut-être que trois dans le groupe (j'avais donc un peu peur pour la suite de la prestation scénique), mais cette appréhension disparut bien vite dès le premier morceau. Un putain de death métal certes basique, mais tellement efficace en live. Le genre rouleau compresseur : agressif, brutal, des ziquos qui tiennent parfaitement la scène et qui sont loin d'être manchot avec leurs instruments, et le détail qui fait que leur death fait mouche, c'est certainement cette basse sur-boostée !!! Je trouve vraiment que ça accentue terriblement les morceaux ... Et là, le public ne s'y trompe pas, quel accueil !!! Et que de monde sur scène pour les accompagner ... slam-pogo-slam ... Arrêtez, y a plus de place pour les ziquos ! Mention spéciale donc pour Censored qui fut ma surprise de la soirée, concert mémorable, merci les gars !!!
Normalement, était programmé pour la suite des hostilités Parricide. Seulement le destin fit que les Polonais nont pas pu se rendre jusqu'à Strasbourg à cause de soucis mécaniques. Déception donc, mais comme l'a si bien dit Christophe d'Inhumate en l'annoncant au public, c'est aussi çà l'Underground ! On n'est pas toujours maître de ses faits et gestes ... En espérant que Parricide soit reprogrammé l'année prochaine !!!???
C'est donc Depraved qui surgit de scène pour nous en mettre plein la face avec un set impeccable de leur subtil porno death grind. Sans m'avancer, je peux vous dire que Depraved était attendu au tournant par nombre d'entre nous : leur changement de line-up (chant et batteur) intriguait quand même ... Comment Depraved réussirait-il à faire face pour rester du Depraved ? Et bien c'est simple, recrutez un batteur-pieuvre hors paire et un chanteur aussi hallucinant vocalement que Christophe auparavant, et le pari est gagné ... Et c'est pas la Laiterie qui me contredira, ce set de tueur !!! Faut dire qu'avec une playlist regroupant leur deux albums et aussi des morceaux plus récents, comment décevoir ?! Musicalement, scéniquement, tout est là pour me conforter dans le fait que Depraved est un des groupes phares de la scène hexagonale ! Leur show fut certainement l'un des plus brutal qu'il m'est été donné de voir de la part du groupe. Quelle ambiance, une folie dans la salle, sur scène, c'est la déferlante "Depraved" : chant guttural à souhait avec des relents tout ce qu'il y a de plus grind, des gratteux qui assurent des riffs monstrueux, un batteur inhumain accompagné d'un jeu de basse homogène à l'ensemble. Le grand Depraved était bien au rendez-vous ce soir, merci pour la démonstration les gars, merci ...
C'est donc à Inhumate que l'honneur revient de clore le Festival. Et c'est par un "discours" (original non ?) accentuant le fait qu' Inhumate est bien un groupe indépendant et qu'il reste bien le rester tout comme le SGF, et en remerciant comme il se doit Didier HOUBRE "cinquième membre" du groupe pour son éternel support au groupe et à la scène Underground en général, ainsi qu'à tous les death-grind-coreux présents ce soir que le final va commencer !
Puis tout de suite, place au show, celui comme seul Inhumate sait le faire, sans aucun compromis, et le plus grind possible ! Le public lui, est pris soudainement d'une folie furieuse, c'est un de ses bordels devant, une vraie fosse de fauves. Sur scène, idem : Christophe comme à son accoutumé saute, court, pogote, slam, torture son crane à coups de micro ... aie aie aie ... et assure parfaitement ses parties de chants, le duo bassiste-guitariste sont eux aussi de la partie, le batteur n'est pas en reste en fracassant sa batterie. Toute la discographie d'Inhumate est passée en revue, bien sûr la part belle est réservée aux nouveaux titres de l'album, et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'une nouvelle fois Inhumate nous a pondu de purs joyaux de grind/death. Là c'est clair, Inhumate est le groupe à voir ne serait-ce qu'une fois sur scène : c'est la claque assurée !! Demandez aux 550 fans présents ce qu'ils en pensent ... Car une salle remplie à ce point qui te foutent un tel bordel, si ça c'est pas un signe ?!?!?! Et comme à son habitude, Inhumate invite la fosse à les rejoindre sur scène pour clore tous ensemble ce show de sauvages.
Oups, j'allais oublié de préciser la présence de guests durant deux morceaux, un avec le chanteur de Solstis et le deuxième avec la copine du chanteur ... Quel beau couple ! C'est aussi ça Inhumate, savoir partager leur plaisir de la scène !
Pour terminer, je ne peux que vous encourager à revenir l'année prochaine, car c'est sur, il y aura un SGF# 5. Voilà, le rendez-vous est donné !
Encore merci à toute l'organisation qui fut
sans faille et très professionnelle comme chaque année ....
Un excellent souvenir, et la tête pleine de musique, d'images de grind
et de death sur le chemin du retour à la maison ... Mille merci à
tout Grind Your Soul pour ce que j'appellerais être mon pèlerinage
Métal annuel !!! - (Laurent "Bestial Eperience")
-
ADAGIO + MANIGANCE + MALEDICTION
13/02/04 Montpellier (rockstore) >
organisation. : BAD
C'est une bien belle affiche que nous propose le team
N.T.S., et ceci dans la capitale Languedocienne. Surtout, c'est le grand retour
de Stephan Forte (guitariste d' Adagio) sur ses terres, et donc devant son
public. Conclusion, le Rockstore est bien rempli pour voir la relève
du heavy hexagonal en action. C'est la troisieme date de la tournée
et apparement cela commence fort bien (350 personnes la veille à Lyon).
Ce sont les jeunes et fougueux de MALEDICTION qui foulent la scène
les premiers. Leur mission est de nous convaincre que leur second (et nouvel)
album "Esclave du vice" lire
la chronique tiens bien la route en concert. Si Sylvain (chant/guitare)
reste concentré, ses acolytes s'agitent bien autour de lui. Dommage
qu'il ne puisse délaisser sa guitare au profit du micro car cela lui
permettrait de "jouer" un peu plus avec le public. Mais comme il
nous l'a confié, il est Guitariste avant tout, donc pas question de
lacher sa six-corde. Son timbre particulier passe idéalement bien en
live et encore on ne l'a pas vu au top de sa forme. Sa voix lui ayant fait
défaut à Nancy, il a du baisser ses lignes vocales par précaution.
Malgrè tout des titres remuant comme "Dans ma mémoire"
ou l'excellent "Justice assassine" ont carrément fait mouche.
Idem avec "Conspirations" et son terrible break où la basse
en impose ! On a rarement vu le public montpellierain aussi bien réagir
pour un groupe d'ouverture qu'il découvrait pour la premiere fois.
Après avoir distillé une dizaine de titres et autant de solos
de grattes, MALEDICTION pouvait quitter les planches sous une acclamation
méritée. Un groupe à suivre de près !!. [
voir les photos
]
..."Mirage", en guise d'introduction, se
fait entendre dans la sono... et du coup le public réagit à
l'arrivée de MANIGANCE. Pour les avoir vu en support d' UDO dans ce
même lieu, on sait qu'avec les Palois, cela va être Grand. Certainement
ravis de nous retrouver, le groupe laisse apparaître un large sourire
sur leur visage. De magnifiques lights accompagnent "Empire Virtuel",
qui installe, du coup, les bases d'une performance digne des meilleurs groupes
de heavy. Très pro les gars !! MANIGANCE enchaîne avec les meilleurs
hymnes de son album fraîchement sorti ("Mourir en héros",
"Héritier" ou "Hors la loi"...). Didier, le chanteur,
ne s'économise pas et les envolées vocales de "Mémoire"
sont fidèles à celles entendu sur "d'un autre sang".
Seul un morceau calme, de la trempe de "La mort dans l'âme"
lui permettra de reprendre du jus. Le public aussi ne s'est pas reposé
en reprenant de vive voix "integrité" ou "Maudit",
histoire de participer pleinement à la fête du heavy metal français.
Le rappel nous permettra d'apprécier une fois de plus le talent extraordinaire
des solistes, véritables marathonien du manche. Après un tel
show, on ne va pas s'apitoyer sur le fait qu'ils n'aient pas joué "Damoclès"...
MANIGANCE nous a donné une belle leçon "à la française"
!! [
voir les photos ]
Le temps de changer leur bannière par celle d' ADAGIO et la soirée
repart de plus belle. Enfin, disons que l'entame du show de la bande à
Stephan Forte fut quelque peu laborieuse mais cela ne dura heureusement que
le temps des deux premiers morceaux. C'est au niveau du chanteur que les soucis
se sont abattus (problemes de son, micro défectueux) mais il garda
son calme en bon professionnel. Quoiqu'il en soit le public n'en tena pas
rigueur et encouragea son virtuose local d'un bout à l'autre du show.
Il faut dire que Stephan Forte a gagné en aisance scénique,
laissant apparaître une attitude décontractée. C'est tout
à son avantage car lorsque l'on assiste à une telle démonstration
technique, on se demande encore comment il fait pour relever la tête
du manche et partager son émotion
avec les fans. Remarquable... tout comme son compère bassiste, Franck
Hermanny, qui du haut de sa six-corde (si, si) nous a assomé durant
son solo (sweeping, tapping, slap...). Affolant !! Mais bon, ADAGIO, ce n'est
pas que du débalage technique et théorique car les non-initiés
y trouvent aussi leur compte. Des compositions plus qu' heavy (certaines parties
sont très speed) avec de bons refrains sont également à
mettre à l'actif d' ADAGIO. Justement, concernant le chanteur (qui,
rappelons le, officie dans Pink Cream 69), celui-ci est très doué
et d'une éfficacité à toute épreuve. Il nous a
montré sa puissance mais aussi son charisme au fil du concert, n'hésitant
pas à parler au public. Et que dire du break accoustique où
sa voix s'est parfaitement mariée aux guitares. En jonglant sur ses
deux albums ADAGIO a satisfait tous ses fans et par leur bonne prestation
ils ont surtout consolidé leur réputation scénique. N'oublions
pas de citer Kevin, qui a manié son synthé avec autant de dextérité
et d'émotion que la guitare... Idem pour le batteur, Dirk, qui joue
aussi dans Elegy et apparaitra sur le prochain album de Patrick Rondat...
les photos sont également en ligne !! - (Phil) -
MORBID ANGEL + KRISIUN + DARKSHINE
01/03/04 Montpellier (rockstore) >
organisation : Studios 34 http://www.studios34.com
[ voir
les photos de Morbid Angel ]
Retour de grande envergure pour les locaux de DARKSHINE... vu le style pratiqué,
ils doivent encore se demander pourquoi on a fait appel à eux pour
ouvrir pour des groupes de pur death metal... Si leur musique s'est relativement
durcie, cela reste toujours du dark metal, un genre qui n'est pas vraiment
facile à interpréter sur une scène. Heureusement, ce
soir le son est relativement bon et la batterie est bien en avant pour mener
la troupe Héraultaise. Pour une fois, le Rockstore est très
bien fournie pour assister au show d'un groupe d'ouverture et DARKSHINE en
récoltera quelques satisfactions. A part l'arrivée d'un bassiste,
la formation n'a pas changée depuis la derniere fois que nous les avons
vu (avec Furia et Your Shapeless Beauty ici même en 2002) et cette stabilité
se ressent d'entrée par leur aisance à fouler la scène.
Leur compos sont plus fluides et très précises (ceci explique
pourquoi le groupe a du mal a bouger tellement ils restent concentrés
sur leur jeu). Quelques nouveaux morceaux se sont glissés dans la play
list au côté de ceux de la démo. ça promet certainement
une prochaine production interressante à l'écoute de ceux-ci.
Et les quelques pogos devant la scène attestent également du
bon impact de DARKSHINE. Le dernier morceau a laissé un bon souvenir
à nos tympans. En esperant les revoir dans un contexte moins death
metal dirons-nous... donc plus en rapport avec leur musique... voir
les photos - (Phil) -
Et bien, pour une fois quun concert de Death
metal est organisé au Rockstore, on peut dire
que laffiche est de taille : KRISIUN et
MORBID ANGEL !! Putain,
du death
blasphématoire comme je laime.
Puis vient lheure des premiers blasphèmes
la
batterie se monte, et les premiers coup de baguette commence à sonner,
Max sentraîne un peu, ce nest quun début, un
tour de chauffe pour faire les balances, mais on sait déjà quon
va se faire botter le cul, on sait pourquoi on est venu
Alex et Moyses
arrivent sur scène à leur tour, et on sent une certaine présence,
surtout que la salle commence à chauffer gaillard ! La bonne idée
qua eu KRISIUN, cest de placer la batterie juste devant la scène,
alignée avec les deux autres guerriers. Alex lâche ses cheveux
et ça y est, la machine de guerre commence à blasphémer,
haaaaaaaa
Les morceaux senchaînent rapidement, et ce nest
que pogos, headbanging et
violence dans la fosse, quoi de mieux pour rythmer les morceaux de KRISIUN
? Avec la batterie devant, on se croit carrément sur scène,
on sue avec les trois démons, et on sent la caisse claire vibrer. Quel
matraquage
Max joue à 2000BPM, sans faillir, avec la hargne dans
ses yeux et dans ses points. Alex martèle et joue de la basse, et quelle
présence
On pense forcément à Glenn Benton. Moyses
est plus renfermé mais en impose. Il guide lui seul la guitare, et
devant son tee-shirt MOTÖRHEAD, haaaa je ne peut que devenir fou ! Ces
gars ont tout compris. En plus, Alex explique par deux fois combien il nous
remercie dêtre là et de soutenir le groupe. Il savent doù
ils viennent, et noublient pas. voir
les photos
Un peu de répit était nécessaire,
car KRISIUN nous a essoufflé, martyrisé, ensanglanté.
Et il fallait prendre des forces pour le prochain groupe. Je parle de groupe,
mais cest une page de lhistoire du Death Metal quon allait
voir ce soir. Ils sont là depuis le milieu des années 80 («
LES » années !). Avec, dés 1989 un "Altar Of Madness"
("dédié à lunderground et tout les fans de
Speed, Death et Black Metal", putain ça tue) qui allait marquer
des générations de Metalleux (KRISIUN eux-mêmes), MORBID
ANGEL est un groupe à part.David Vincent nest plus, Richard Brunelle
non plus, mais Trey Azagthoth et Pete Sandoval sont toujours présents.
Steve Tucker est toujours à la basse (depuis "Formulas Fatal To
The Flesh") et un nouveau guitariste soutient les rythmiques, Eric Rutan
étant tout de même plus quoccupé avec HATE ETERNAL.
La scène sassombrie, un son résonne
et les premiers
accords de "Day Of Sufferings" assainent nos oreilles, haaaaaaaaaaaaaaaaa,
putain, quelle flamboyante idée. Alors que tout le monde attendait
un morceau du nouvel album, MORBID ANGEL préfère jouait un vieux
morceau du fantastique "Blessed Are The Sick". Je crois mourir.
Cest fabuleux, il est joué parfaitement et heureusement que je
prends des coups dans la gueule et que je sens latmosphère du
live, car je croirais écouter lalbum. Puis, encore une
ancienne chanson :"Pain Divine". MORBID ANGEL écumera tous
leurs albums en sattardant (trop ?) sur les deux derniers, "Gateways
To Annihilation" et "Heretic". Bon, cest normal quand
même. Dailleurs, le groupe noublie pas de jouer "Chapel
Of Ghouls", "Lord Of All Fevers And Plague". Bon, il manque
des morceaux cultes, mais MORBID ANGEL en a tellement
"Chambers
Of Dis", "Ageless Still I Am", "Enshrined By Grace",
"Cleansed By
pestilence", voilà quelques morceaux du concerts. Trey Azagthoth
est un tueur à la guitare, on le sait. Il semble dailleurs complètement
possédé, envoûté quand il joue. Quel charisme en
tout cas. Et quand on sait quil a composé des morceaux comme
"Immortal Rites", "Maze Of torment", "Lord Of All
",
"Blasphemy", "The Ancient Ones", "Abomintions"
et
il y a tellement longtemps
-
(Mörtifico) -
YORBLIND + THAT
OLD BLACK MAGIC + OLC SINNSIR + EXCRUCIATE666 + GARWALL
??/06/04 Paris (Peniche Alternat.)
>
organisation : asso Tekaway Atmospherik
Rha !!! quel plaisir ces concerts sur cette péniche ! "l'alternat"
accueille de plus en plus
de concert metal, et c'est tant mieux car c'est de loin la ou on passe les
meilleures soirées !
Contrairement à la Loco ou autres Gibus, l'entrée est très
abordable (8€) la bière est a 3€ avec un happy hour entre
chaque groupe et surtout les affiches sont toujours de qualité ! Cette
fois-ci l'asso Tekaway Atmospherik nous a livré sur un plateau 5 groupes
français au style assez varié. C'est
tout d'abord YORBLIND qui prend les manettes (avec plus 1h de retard quand
même...). Ce combos français plutôt méconnu a carrément
assuré malgré un manque d'experience scénique évident.
Avec des compos mêlant Death Mélodique et Thrash survitaminé,
YORBLIND a donc délivré un set plein de violence et d'émotion
avec notamment une chanson en duo avec une voix féminine qui a fait
forte impression. J'ai donc découvert en cette formation parisienne,
un groupe puissant, étonnant et éclectique. Une belle révélation
en tout cas, j'attends la sortie prochaine de leur album avec impatience !
Après une pause bière bien méritée,
on enchaîne sur le deuxième groupe de la soirée
THAT OLD BLACK MAGIC. Les grenoblois de TOBM officient dans un registre littéralement
plus Death que nos précédents nouveaux amis ;) En effet ça
blastait, beuglait et grattait à souhait ! C'est donc pendant environ
une petite heure que nous avons subit les assauts de violence de ce quatuor
à la décibel facile... Avec du recul, leur set était
plutôt bon, avec un frontman optant à 100% avec la "Death
Metal Attitioude" (c'est pas très imagé mais je suis sûr
de me faire comprendre ! pour les autres : CLIQUEZ-ICI).
Quoiqu'il en soit, même si niveau musical ça vise pas dans l'originalité,
les compos ont toutes fait bouger le pit avec des pogos bien violents ! Donc
contrat rempli pour eux...
Tous ceux qui ne peuvent supporter le black auraient
du partir à ce moment là de la
soirée car le reste du programme l'était essentiellement ! Ce
fut au tour du groupe que j'attendais le plus ce soir la : OLC SINNSIR. Les
parisiens, entièrement corpse paintés et cloutés, arrivent
pour nous cracher la totalité de leur excellent album "The Throne
of dead emotions". Malheureusement je pense que j'en attendais trop d'eux,
j'ai été tout de même assez déçu par plusieurs
points même si dans l'ensemble j'ai apprécié. Tout d'abord
le clavieriste beaucoup trop mit en avant, couvrant toutes les compos et semant
la discorde dans la justesse du groupe (qui n'était déjà
pas très fameuse). Ensuite justement la "justesse" : j'ai
beau connaître l'album sur le bout des doigts, il m'est arrivé
de me demander quelle song ces messieurs étaient entrain de jouer...
Autant certaines étaient bien interprétées et collaient
à l'album, autant d'autres nageaient de le chaos complet. Bref tout
ceci mis à part, ça m'a fait plaisir de les voir enfin et de
pouvoir chanter à tue-tête sur les morceaux reconnaissables =)
Ce fut ensuite au tour d'EXCRUCIATE666 de prendre place sur la scène/seine (elle était facile). Bon je vais pas passer par quatre chemins, c'était nul. Avec un maquillage dégoulinant et une tête de porc empalée devant le micro (on se demande où ils ont pu pomper cette idée...) ils avaient déjà pas l'air très fins, mais le pire restait à venir. Avez vous déjà vu un groupe en live où l'on a l'impression d'assister à une repet' ? Genre chaque zicos joue dans son coin et n'ecoute pas les autres. Ce qui donne vite une bouillie infâme qui n'a ni queue ni tête, c'était vraiment dur de rester dans la salle, d'ailleurs je n'ai pas résisté très longtemps à l'appel de la bière et du dehors. Pour dire, même à l'extérieur de la péniche, les gens se moquaient de la grosse caisse du batteur qui sonnait faux et à contre-temps. Bref pour moi le seul point noir de la soirée...
Malheureusement, le concert ayant pris plus d'une
heure et demi de retard je n'ai pu assister
au set de GARWALL, mais j'ai biensûr mené ma petite enquête
auprès de plusieurs personnes présentes et comme à leur
habitude, ils ont assuré ! GARWALL est vraiment devenu un pur groupe
de scène (et ouais les mecs vous commencez à être rodé
hehe) mais que je loupe à chaque fois ! Donc c'est décidé
la prochaine fois je ferais tout pour ne pas louper une miette du spectacle
;)
En tout cas, une excellente soirée de qualité
à prix réduit, tout comme la dernière fois, et
comme toute les prochaines fois on espere ! Un grand merci aussi à
Gérald qui y est pour beaucoup dans l'organisation de cette soirée
(bon rétablissement à toi !) Et sinon je me suis laissé
entendre dire que la prochaine soirée metal à l'Alternat se
ferait en septembre... A confirmer ! -
(Demonik Nathrakh) -
CANNIBAL CORPSE + KATAKLYSM + ABORTED + LEX TALIONIS
21/04/04 Toulouse - Ramonville (Havana Café)
>
organisation : Havana Café
[
voir
les photos de Cannibal Corpse ]
Tenez-vous le pour dit : les concerts au Havana Café commencent à
20 h 00 tapante !!. Les locaux de LEX TALIONIS passent donc à la trappe
de cette chronique. Les commentaires recueillis au sujet de leur prestation
sont malheureusement loin d'être positifs (boite à rythme assourdissante,
musiciens trop statiques...). Dommage car sur disque, c'est vraiment bon...
C'est avec ABORTED que demarre véritablement notre soirée. Les
Belges, bien à l'aise sur les planches, ont puisé toute leur
énergie pour nous présenter le meilleur de leurs albums.
Leur très bon brutal death au relants grind a
fait monter la pression dans le Havana Café. Le point d'orgue fut l'incontournable
"Meticulous Invagination" que beaucoup connaissaient bien. A signaler
que Gilles (Gronibard, Warscars, Belenos), leur nouveau batteur "français",
a assurer magistralement derriere son kit. Même si la majorité
du public a apprécié leur show à distance, on a pu remarquer
qu' ABORTED a quelques fans près à headbanger au pied de la
scène. Ce qui est le plus surprenant ce soir, c'est de voir évoluer
des groupes extrêmes dans un Havana Café à la décoration
assez fun ! Une fois l'effet de surprise passé, on se dit que finalement
tout est fait pour faire jouer les groupes dans de très bonnes conditions
(respect des horaires, grande scène, son correct... et pas moins de
trois bars !!).
Je ne sais pas s'il en a était de même sur les autres dates de la tournée mais l'accueil réservé à KATAKLYSM à Toulouse a été énorme ! Le public est devenu dingue dès le premier titre. C'est sûr qu'en plus, les Québécois savent y faire. Le chanteur y allant même de ses phrases (avec l'accent) : "Allez les cousins, ce soir on détruit la place !!". KATAKLYSM est moins brutal mais tout aussi intense que Krisiun, pour vous dire la qualité de leur set. Les quelques titres issus de "Serenity in Fire", leur dernier album en date, sont de véritables tueries, beaucoup moins rapides que les anciennes compos mais qui ont engendrés un véritable chaos dans la fosse. En plus leur son a été énorme avec un chant bien en avant. Si les quatres musiciens ont remplis leur mission, on peut dire qu'avec leur batteur ils peuvent dépasser leurs limites tellement il martelle comme un furieux. Que de chemin parcouru par KATAKLYSM depuis leur démo-tape "The Death Gate Cycle of reincarnation" en 1992... Pour couronner le tout, le chanteur annonce : "les trois derniers morceaux vont maintenant être filmés pour notre prochain dvd !!"... imaginez l'ambiance... bravo les gars, on reviendra vous voir !!
Seul un groupe de la trempe de CANNIBAL CORPSE pouvait rivaliser après une telle prestation. Motivés comme pas deux, les américains ont bien tenu leur rang. Même Jack Owen (qui a décidé de quitter le groupe après 15 années) s'est bougé le cul ce soir-là !! c'est pour dire ! Les meilleurs morceaux sont sortis des amplis avec une préference pour "Pounded into dust", "Devoured by vermin", "Unleashing the bloodthirsty" ou le mythique "A Skull Full Of Maggots"... George "Corpsegrinder" Fisher est toujours aussi peu bavard entre les morceaux mais il remue toujours autant son cou de buffle !! Si je ne suis pas encore habitué au dernier album du groupe, on peut dire que les titres passent bien en live. J'ai quand même un faible pour les anciens morceaux qui cartonnent toujours aussi bien. Après toutes ces années passées sur la route, on pourrait croire CANNIBAL CORPSE usé, mais c'est loin d'être le cas... - (Phil) -
LOUDBLAST + DAGOBA + GHOLES
23/04/04 Montpellier (Rockstore)
>
organisation : Studios 34
http://www.studios34.com
Pour cette soirée 100 % française, le Rockstore est assez bien
fourni (d'où l'interêt pour les groupes de jouer un week end
à Montpellier sinon pas bon...). En attendant de sortir leur prochain
cd, GHOLES a pu étraîner pas mal de compositions inédites
devant son public. Si leur dernier passage dans cette salle avait laissé
l'image d'une surprenante chanteuse (à la voix death), il faut désormais
compter sur Pierre pour tenir le micro. La comparaison n'a pas lieu d'être
puisque GHOLES repart sur une nouvelle play-list composée essentiellement
de nouveaux titres (un seul "ancien" a été joué).
Une autre période commence donc... Concernant leur prestation, rien
à redire. Les musiciens sont bien concentrés et plus à
l'aise que lors de leur dernier passage au Rockstore. Leur death technique
et mélodique est ponctué de parties calmes, ce qui pousse le
public à regarder plus qu'à se défouler. Le son est à
la hauteur des subtilités proposées par GHOLES... un bon avant-gout
de l'album à venir.
Le changement de matos m'a permis d'apercevoir de nouvelle têtes, plus jeunes, qui investissaient le devant de la scène... leur objectif : voir DAGOBA !! Pour le premier concert des marseillais dans la capitale Héraultaise, on peut dire qu'ils ont marqué les esprits. La réputation qui les précédait était très bonne mais alors là, elle a été plus que confirmée ! A mi-chemin entre Machine Head et Deftones, DAGOBA dévelloppe un show hyper professionnel. Leur style très direct, alternant voir claire et vocaux furieux, va en séduire plus d'un dans la salle même si beaucoup avoueront ne pas adhérer à leur musique ("en vogue" dirons-nous). Que l'on aime ou pas, il faut avouer que ces mecs ont la gnak !!! Le look des quatre lascars est finement travaillé et se détache de la majorité des groupes de Metal actuel. Rajoutez à cela des belles lumières et un son énorme et vous obtenez un groupe qui risque fort de casser la barraque d'ici peu (si ce n'est pas deja le cas). voir les photos de Dagoba
Malgrè toute l'estime que j'ai pour LOUDBLAST, je ne m'attendais pas à ce qu'il y ait autant de monde pour les accueillir... L'occasion de revoir quelques vieux métalleux qui n'ont pas hésité à enlever leurs pantoufles pour venir au Rockstore, hé, hé... Comme nous le confit Stephane Buriez dans l'interview , le groupe est le premier étonné par l'enthousiasme qui anime cette tournée 2004. Du coup chaque morceau est l'occasion de faire ressurgir les démons du passé et de se défouler sur "Cross the threshold", "Subject to spirit" et j'en passe tellement LOUDBLAST nous a fait plaisir (seulement trois titres du nouvel album). On peut se demander comment un si bon groupe a pu splitter il y a quelques années. Bah, le principal est de les soutenir aujourd'hui, n'est-ce pas ?. Durant tout le set, la bande à Buriez ne se ménage pas un instant et la communication avec le public est vraiment sincère (il n ' y a qu'à voir le sourire des musicos). Pour une fois c'est le bassiste qui est le plus virevoltant et il n'arrête pas de provoquer "gentillement" les pogoteurs des premiers rangs !! Quant à Alex, qui semble avoir toujours fait parti du groupe, c'est sur son manche qu'il balance son énergie. Il finira quand même torse-nu sur les derniers titres... Voir un groupe français en tête d'affiche au Rockstore, c'est bon signe pour le Metal !! voir les photos de Loudblast - (Phil) -
MAYHEM + CADAVER + DEFILED
01/05/04 Salon de Provence (Portail Coucou)
>
organisation : Asso. Entreprendre
Annoncé depuis longtemps et surtout, unique date dans le sud, ce concert
affichait logiquement complet. N'ayant pu entrer, certains se sont même
déplacés jusqu'à Barcelone le lendemain... Les 400 personnes
présentes sont confinées dans une salle conviviale (le Portail
Coucou) qui a l' allure d'un amphithéatre. Seule deception, la défection
de Decapitated que beaucoup pensaient voir ce soir...
La "curiosité" de cette affiche était bel et bien la présence de DEFILED. Ces Japonais, dont la réputation d'être des fou-furieux n'est pas usurpée, n'ont pas chomé en ce jour de fête du travail. Sur scène, les quatres excités nous ont gratifié d'un death metal fortement alambiqué (ils ne font rien comme les autres les Japonais, on le savait...) avec une soif de jouer qui faisait plaisir à voir. Quelques petites touches de black metal, par-ci par là, brouillent encore un peu plus les pistes. Malgrè un son franchement mauvais, leur prestation m'a laissé une bonne impression. Cela donne envie de voir ce que vaut leur album "Divination" sorti il y a un an.
Concernant CADAVER, dont son guitariste Anders Odden avait monté un projet nommé Cadaver Inc, ils ont rejoint cette tournée au dernier moment, histoire de défendre leur nouvel album "Necrosis". Que ce soit Cadaver ou Cadaver Inc (vu en support de Morbid Angel il y a 2/3 ans deja), c'est toujours aussi puissant. Ces Norvégiens sont assez déconcertant et ils peuvent autant composer de véritables perles que des titres vraiment ennuyeux. Dans l'ensemble, la balance penche vers le positif grâce à leur bonne maîtrise instrumentale et scénique. C'est quand même un groupe qui écume le Metal depuis 1990... Il faudrait juste qu'ils fassent le tri dans leur répertoire en enlevant les compos "bateaux".
Le public est bien chaud pour accueillir MAYHEM. Souvenez-vous,
leur dernier album live avait été enregistré à
Marseille (sept 2000), ce qui a du laisser un bon souvenir au groupe (et aux
fans). Comme seul décor, les Norvégiens ont installé
des prémontoires en acier placés devant chacun des trois micros
et un énorme logo derriere Hellhammer. Malgrè toutes les critiques
qu'a pu subir MAYHEM ces dernieres années, le public ici présent
est bien content d'être là (le drapeau de la Norvège sera
même déployé par un acharné). C'est clair, le groupe
a misé sur une interprétation "énergique" dirons-nous.
C'est pas toujours bien carré tellement ça blast, mais ça
déclanche pas mal de pogos dans la fosse. Maniac est arrivé
encagoulé pour nous présenter "Whore" qui ouvre le
nouvel album ("Chimera"). Le groupe ne jouera que deux titres de
plus de leur nouvelle production. Le reste des morceaux fait la part-belle
aux "classiques" de MAYHEM dont "Carnage", "Freezing
moon", "Deathcrush" ou "Pagan Fears". En accelerant
le tempo, Hellhammer n'a pas facilité la tâche de ses acolytes
et certains plans sont parfois peu précis. A noter que pour cette soirée,
aucune tête d'agneau ne sera exibée (hé, oui, pas de boucherie
ouverte le 1 er mai en France, lol). A la place, "Necrolust" et
"A time to die" seront jetés en pature au public durant les
rappels... C'est pas le concert du siècle, juste une bonne soirée...
W.A.S.P.
13/06/04 Montpellier (Rockstore)
>
organisation : Studios 34 http://www.studios34.com
Qu'il fut long à arriver ce dimanche 13 juin... Il y a parfois des
concerts qui vous rajeunissent de 20 ans et qui vous démontrent que
la flamme de notre musique est toujours aussi vive. Blackie Lawless, leader/frontman
des cultissimes W.A.S.P en est la preuve vivante (au même titre que
Dee Snider ou Lemmy et j'en passe...). Le nombreux public présent au
Rockstore ce soir-là n'est pas venu par hazard mais bien pour supporter
un groupe, riche d'une carrière qui a démarée au début
des années 80. Jeunes ou moins jeunes métalleux, vous avez tous
entendu parlé de W.A.S.P., n'est-ce pas ? Les voici dons réunis
pour assurer une tournée Européenne et, en ce qui nous concerne,
une unique date dans le sud, que les organisateurs de Studios 34 ont "bataillé
ferme" pour obtenir. Ce concert cloture donc un semestre 2004 qui restera
un très bon cru pour le Metal à Montpellier (Morbid Angel, Impaled
Nazarene, Loudblast, Clawfinger et pas mal d'autres...).
Vous voulez du 100 % W.A.S.P. ???? et bien ce fut le
cas ce dimanche soir car les deux groupes qui devaient ouvrir pour les américains
ont été bloqués en Espagne la veille. Dommage
car nous ne saurons pas (pour l'instant) si les magnifiques parties de guitare
de Dragon Force passent bien le cap de
la scène... Vers 21 h 30, les lumières s'éteignent, suivies
d'une clameur rarement entendu au Rockstore. Pendant que les fans bouillonnent,
un sample de l'intro du nouvel album résonne dans les haut-parleurs.
La tension monte !!
Les quatres membres apparaissent enfin avec, comme apéritif,
le morceau "On your knees" qui rend fou les premiers rangs. Le groupe
enchaîne, sans temps-mort, avec "Inside the electric circus"
tout aussi furieusement. Les premieres sueurs se font sentir !! ça
chauffe !! Petit break lorsque Blackie présente le titre suivant :
"I fuck like a beast", qui est repris en coeur par pratiquement
la moitié de la salle. En ce début de show, il est clair que
W.A.S.P a décidé de nous "régaler" avec des
morceaux cultes. Visuellement le spectacle est tout aussi excellent avec une
batterie monstrueuse (et c'est peu dire) perchée à 2 mètres
de hauteur derriere les musiciens et un pied de micro hallucinant (faudrait
la page pour le décrire) faisant partie-prenante du show. Le contact
entre Blackie et la salle est très "rock n' roll" (pour ne
pas dire rock star) avec un maximum de doigts tendus (fuck !!) et de "mother
fucker" au bout des lèvres. Yeahhh !! W.A.S.P enchaîne alors
avec les excellents "Love Machine" et "The real me" sur
lequel le leader/chanteur grimpe sur son pied de micro pour surplomber le
public... faut voir ça !! C'est à ce moment là qu'un
moment plus calme arrive, le groupe nous balançant deux morceaux du
nouvel album que l'on ne connait pas encore par coeur. Un répit donc
pour nos cordes vocales mais pas pour le jeune grateux/soliste qui nous assure
un bon solo bien rageur. Ovation pour le p'tit gars !! Le plus dûr reste
à survivre de la marée humaine devant la scène lorsque
le set rebondit sur "Wild Child" et sur un "I Wanna be somebody"
surgit de nul part et qui a achevé nos voix pour le reste de la soirée.
Quelques saluts, des remerciements et les américains disparaissent
de la scène.
Le Rockstore hurle ce qui lui reste dans la gorge, c'est à dire juste de quoi faire revenir le groupe pour un rappel. Blackie revient seul avec sa guitare pour nous jouer un intermède (electro-accoustique) qui nous montre que sa voix est unique et magnifique. On retiendra la version "semi-unpplunged" de "Sleeping in the fire" qui a donné des frissons à tout le monde. Ensuite il est rejoint par le reste des ses acolytes pour un "Blind in Texas" en guise de déssert, histoire de nous enterrer sur place !! Il est 23 h 15 lorsque le show s'achève...
SEBASTIAN BACH - RAM
12/12/04 - Barcelone, Razzmatazz 2, Espagne
org. : Razzmatazz
Il y a des instants dans la vie où on a le sentiment de se trouver
au bon endroit, au bon moment. C'est assurément le cas pour LeproPhil
et moi en ce dimanche de décembre.
En effet, nous voilà tous les deux en route pour l'Espagne, terre promise
pour les métalleux du Sud de la France en manque de grosses tournées
dans nos contrées.
Cette journée revêt pour moi, une saveur particulière.
Ayant fondé dans les années 90 le fan club français non
officiel de SKID ROW, j'allais enfin revoir sur scène une de mes idoles
absolues, SEBASTIAN BACH.
Depuis son départ (ou son éviction, les versions divergent !) de SKID ROW, le grand BAZ (il mesure plus d'1,92m) a multiplié les projets, d'abord avec son groupe solo, puis à Broadway où il s'est illustré dans trois comédies musicales (" Dr Jekyll and Mister Hyde ", " The Rocky horror picture show ", et " Jesus Christ Superstar ") et enfin à la télé, en tant qu'animateur de l'émission " Forever wild " sur VH-1 ! Rien que ça.
C'est donc après 9 ans passés loin du vieux continent que BAZ revenait en compagnie d'un groupe en béton : l'ex-DEATH et TESTAMENT Steve DI GIORGIO à la basse, Mark PRATTOR d'ICED EARTH à la batterie, plus Mike SANTOLLA d'ICED EARTH et DEMONS and WIZARDS et Johnny Cromatik aux guitares ! On a vu des line-up moins solides !!
Arrivés en fin d'après midi au Razzmatazz, salle située dans le quartier des entrepôts à Barcelone, nous négocions sans trop de peine avec les tour-managers pour approcher la bête après le show. L'ambiance est plutôt détendue, et les fans remplissent progressivement les premiers rangs durant la première partie, un groupe local qui marquera peu les esprits, tandis que les suédois de RAM, qui leur succèdent sur scène, vont faire monter la pression avec leur métal très influencé par JUDAS PRIEST et leur chanteur, véritable clone de Rob Halford !
Mais trève de plaisanterie, celui que tout le monde attend, c'est SEBASTIAN BACH. Sa tournée européenne est la première de sa carrière solo, à l'exception de deux shows durant l'été au Bang Your Head Festival en Allemagne, et à Pratteln en Suisse, et c'est avec une certaine curiosité que j'aborde le show. En effet, malgré ses nombreux projets, BAZ n'a pas sorti de nouvelles compos, et ses efforts discographiques depuis le split de SKID ROW se sont bornés à des reprises, des participations à des tribute albums, et un live composé à 90% de titres des Skids ! Pendant ce temps, SKID ROW a repris la route avec un nouveau chanteur depuis 2000, a sorti un album plus que convaincant en 2003 après avoir sillonné les USA sans relâche, et ses concerts dans les clubs européens au début 2004 ont marqué les esprits !
Mais dès la lumière s'éteint, la salle explose et je constate que le charisme de BAZ est intact. " Slave to the Grind " est envoyé sur un tempo incroyable, les guitares sont sursaturées et heavy comme jamais, immédiatement suivi de " Big guns " et d'un nouveau titre, très heavy rock, " Always and never the same ". A peine le temps de saluer le public que le groupe enchaîne " Frozen ", le fabuleux " Piece of me " et " Here I am ". c'est de la folie dans les premiers rangs et " 18 and life " ne fera pas baisser la température.
Sur scène, BAZ affiche un enthousiasme intact et sa présence scénique rappelle incontestablement le très grand Dee Snider, tant il sait tenir son public, qu'il joue dans un club ou dans un méga festival de 30 000 personnes. A ses côtés, Steve DI GIORGIO en impose également, par son énergie et son jeu de basse plus que spectaculaire, encadré par les deux gratteux impeccables dans leur interprétation des classiques de SKID ROW. Force est de constaté que BAZ n'a pas toujours été entouré de musiciens aussi talentueux dans le passé, faisant dire à certains qu'il était à la tête d'un pauvre cover-band.
Ce soir, les derniers doutes auront été levés. Le groupa affiche une unité sans faille, nous livre des versions ultra heavy des titres phares de l'époque SKID ROW de BAZ, tandis que ce dernier chante comme jamais, sa carrière sur Broadway ne devant pas être étrangère à ses progrès.
" Rock'n Roll ", un nouveau titre, est envoyé pied au plancher, suivi de " The Threat " puis la power ballade " In a darkened room ", avant que " Monkey business " ne s'abatte sur l'assistance tel un marteau pilon ! SEBASTIAN BACH, toujours aussi affable, revient alors une première fois sur scène pour un rappel à la teneur particulière : trois jours plus tôt, Dimebag Darrel était abattu sur scène lors d'un gig de DAMAGEPLAN. BAZ, comme l'ensemble de la communauté Métal, pleurait cette disparition dramatique et la perte d'un ami.
Rappelons qu'en 1992, SKID ROW, alors au sommet avec l'album " Slave to the Grind " avait embarqué PANTERA, qui venait de sortir le fabuleux " Vulgar display of Power " en première partie de sa tournée des arènes américaines, et que de nombreux témoignages des frasques des deux groupes sont présentes sur les vidéos " Roadkill " des Skids, et " Vulgar videos " de la bande à Phil Anselmo et Dimebag. En guise d'hommage, " Walk " de PANTERA est envoyé et déclenche l'hystérie du public, avant que " I remember You " puis le cultissime " Youth gone wild " ne clôturent le set.
Les lumières se rallument, et tout le monde est sur les rotules. Quelques mois plus tôt, dans la même ville, SKID ROW nouvelle formule montrait qu'il avait su renaître de ses cendres. Ce soir, c'était au tour de BAZ de montrer sa capacité à jouer sous son propre nom. On attend maintenant avec impatience son prochain album, avec de vraies nouvelles compos, avant un retour en Europe au printemps 2005 au Sweden Rock Festival, au Bang Your Head, et en tête d'affiche du Bloodstock Open Air en Angleterre.
La soirée s'est ensuite poursuivie backstage, où nous rencontrons BAZ dans sa loge, un verre de vin à la main et un éclat de victoire dans le regard. Le garçon est définitivement aux antipodes de la rock star, et montre un énorme respect pour son public. Il finira d'ailleurs la soirée de l'autre côté de la rue, dans un bar à tapas, avec une poignée de fans récupérés à la sortie des backstages, autour de quelques bières et de tequila pafs ! Soirée mémorable ! -(YvesZ) - (thanks to Annick & staff)
SET LIST Sebastian Bach :
· Slave to the Grind
· Big guns
· Always and never the same
· Frozen
· Piece of me
· New song ?
· Here I am
· 18 and life
· Rock'n Roll
· The Threat
· In a darkened room
· Monkey business
· Walk (Pantera)
· I remember
· Youth gone wild
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